Publié le 13 Mai 2010

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Il lui aura tout de même fallu plus de 7 mois. La vidéo extraite d'Envoyé Spécial, consacrée à la fabrication de gélatine à partir de peaux de porc, est enfin arrivée dans ma boite mail. (Merci Cuong) L'exemple type de déclaration fâcheuse lors d'une interview TV,  diffusées ensuite de façon virale sur la toile. Gardez moi de mes amis je me charge du reste... Ici, c'est la réputation de Danone, Nestlé, Auchan..., qui est mise à mal par le manque de préparation médiatique d'un fabricant. Ces géants de l'agroalimentaire ne  font donc pas signer de clause de confidentialité à leurs fournisseurs ? Il faut dire que pour ce responsable d'usine pris au piège (notez combien le corps traduit l'embarras face à la question posé),  accepter de répondre aux questions de France 2  sans un média training préalable relevait de la gageure. Sur un sujet aussi sensible que le respect des croyances religieuses, l'exercice lui aurait permis de construire  un  message responsable. Et qui respecte l'image de ses clients. Dans un autre genre, la mise en ligne par le site de l'Express de l'adresse de Zahia D, contribue elle aussi à montrer les limites du journalisme à l'heure d'Internet.  A croire qu'avec la chasse au scoop, plus rien n'est  confidentiel. Sauf peut-être la protection des sources. Et encore, tout récemment l'émission  "Les infiltrés" nous a prouvé qu'elle pouvait ne pas être respectée pour des raisons... morales.
 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage

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Publié le 7 Mai 2010

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Hier soir j'étais devant mon téléviseur, prêt  à savourer la suite des aventures du Dr Cal Lightman sur M6. Mais dès le premier 1/4 d'heure de diffusion j'ai été géné par l'aspect réducteur de certaines scènes. Trop de gestes y étaient décris comme signes de mensonge. Les producteurs  voudraient discréditer la communication non verbale qu'ils  ne s'y prendraient pas autrement. Et voilà qu'en ouvrant ma boite mail, je découvre un courriel d'Olga CIESCO qui partage la même réserve. Je n'hésite donc pas à vous faire partager ses remarques. Et, promis, très bientôt je vous propose une interview de cette experte du comportement, dont le quotidien professionnel pourrait lui aussi alimenter les épisodes d'une série TV.

 

Cher Daniel,

 

Je partage avec vous votre enthousiasme vis-à-vis de la série Lie to Me. Il s’agit d’une excellente série car les réalisateurs ont bénéficié des conseils de Paul Ekman, qui est une pointure de renommée mondiale dans le monde du non verbal. Les épisodes sont truffés aussi bien de concepts pédagogiques pertinents que d’anecdotes véritables que j’ai moi-même expérimentées lors de mes investigations judiciaires.

 

Cependant, j'emettrais un bémol ! Le divertissement télévisuel rapide suppose des raccourcis et je crains que certaines idées fausses sur la signification des gestes s’imprègnent fortement dans l’imaginaire de chacun et ne deviennent très difficiles à enlever. Comme une vilaine tâche dont on n’arrive plus à se débarrasser.

 

J’attire particulièrement votre attention sur les notions de « gestes manipulateurs » et de « gestes illustrateurs » mis en avant dans la série.

D’après elle, le fait de toucher son visage est un signe de « manipulation ». L’amalgame avec le mensonge est vite fait ! Cette affirmation est fausse.

Je vous donne un exemple : lorsque nous entendons des propos que nous jugeons agréables, nous pouvons être amenés à nous toucher l’oreille. Lorsque nous entendons des propos qui nous dérangent, nous pouvons également être amenés à nous toucher l’oreille. La main va se diriger vers l’oreille car, dans ce cas précis, elle est le récepteur du message qui nous touche agréablement ou nous dérange. C’est la manière de toucher l’oreille qui va nous indiquer la nature du ressenti. Il n’y a aucune « manipulation » dans ce geste.

De la même manière, notre main va se diriger vers nos yeux lorsque nous manifestons un intérêt particulier à mieux voir quelque chose ou lorsque nous sommes gênés par ce que nous voyons. Vous aurez bien compris que c’est le sens du toucher qui donne la dimension positive ou négative au geste.

Nulle question de manipulation systématique dans ces gestes qui se dirigent vers le visage.

 

Quant aux « gestes illustrateurs » qui sont mis en avant dans la série comme des gestes de vérité, le raccourci est également un peu rapide et biaisé. Si effectivement on remarque que les personnes qui communiquent spontanément ont leurs mains mobiles et visibles, ce n’est pas un élément suffisant pour en conclure que la personne est sincère.

 

La recherche de la vérité mérite plus d’attention et se révèle souvent bien plus ardue dans la vraie vie que dans les films ….

 

 

 

 

 

  

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage

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Publié le 29 Avril 2010

 

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Enfin elle est à l'antenne. Je commençais à désespérer de la voir un jour diffusée. Je parle bien sûr de la série Lie to me. Suivre les aventures du Dr Cal Lightman, expert en détection de mensonges est un vrai régal. Ne serait-ce que pour entendre que le plus intéressant n'est pas de savoir que quelqu'un ment, mais de comprendre pourquoi il ment ! Avec elle, des clefs bien réelles de lecture du non verbal nous sont données. Revers de la médaille ; le risque que chaque téléspectateur se lance dans des interprétations sauvages auprès de son entourage ou de ses collègues de travail...  Heureusement pour nous,  la méthode d'investigation présentée nous donne le meilleur des enseignements :  seules  les bonnes questions permettent d'entendre et  de voir les vraies réponses. Lors de précédents posts, j'ai eu le plaisir de recevoir des commentaires de la part d'Olga CIESCO. Diplômée en Synergologie et membre du bureau d'enquête incendie, cette spécialiste du langage non verbal travaille en France selon des méthodes proches de celles présentées dans Lie to me. Je vous laisse découvrir la présentation vidéo de son activité. Vous allez voir, la réalité y dépasse la fiction.

 

 

 

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Lire - voir, #Communication non verbale

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Publié le 26 Avril 2010

En télévision, le langage non verbal fait office de sous-titre pour nos paroles. Il attire l'attention, crée une bonne ou mauvaise impression, contribue à l'impact d'une prestation. Et très vite, au delà de l'effet produit, se pose la question de la signification des gestes et des mimiques. L'interprétation sauvage étant alors monnaie courante. Prenez la présente vidéo. Nous y voyons le président de la République en conférence de presse, répondre à une journaliste. Rien que du quotidien me direz-vous. Pourtant, le fait qu'il soit interrogé sur des propos tenus par sa Secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, ne peut que raviver l'intérêt. Lorsque Nicolas Sarkozy déclare ne pas apprécier la déclaration de Chantal Jouano se disant "désespérée, la tentation est grande de faire un rapprochement avec la rumeur qui a précédé ce recadrage. De là à entendre et à lire la réponse présidentielle en fonction de ce contexte... J'écris lire, car les signes universels, visibles sur le visage du chef de l'Etat, interpellent l'observateur attentif. Avez-vous perçu sa différence de battement entre la paupière gauche et droite lorsque le mot "désespérée" est entendu ? Sa moue quand le MEDEF est invoqué comme cause du retrait de la taxe carbone ? Enfin, le basculement du corps à gauche, lorsqu'il s'agit de dire que les propos de la ministre n'ont pas été appréciés ? Dans ma pratique du média training, je mesure chaque jour combien des images de ce type peuvent polluer un discours bien rodé. Reste à éclairer avec rigueur, le téléspectateur sur ce qu'il perçoit, sans forcément toujours bien en comprendre le sens. Olga, cette séquence (pour faire suite à nos échanges à propos d'un précédent post) est pour vous...

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage

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Publié le 26 Avril 2010

Hier, je discutais communication de crise avec un ami catholique. Nous évoquions le triste état dans lequel se trouve l'image de l'Eglise, malmenée depuis des mois par des articles vengeurs. Pour lui, les solutions à apporter ne peuvent se résumer uniquement à une  approche marketing. Certes. Mais la simple action du saint-esprit, ne suffira pas à faire oublier l'effet dévastateur de la mauvaise gestion des affaires de pédophilie. Sur le plan médiatique, nous touchons ici à un registre émotionnel particulièrement dévastateur. D'autant plus que l'amalgame semble durablement installé entre Eglise et affaires de mœurs.  De quoi mettre en péril sa réputation. Or tous les jours, des hommes et des femmes, laïcs comme religieux, donnent à voir le meilleur de l'humanité au nom de l'évangile.  C'est le cas par exemple de Soeur Anne-Marie, médecin chez les Touaregs. Ce qu'il faut pour l'Eglise, c'est qu'elle se dote d'outils de prévention, d'anticipation et de pilotage de crise au même titre que les plus grandes entreprises.  Etablir une cartographie des risques et des acteurs, mettre en place un dispositif d'alerte adapté, est indispensable dans chaque diocèse. Hélas, je doute que beaucoup d'évêques en aient pris conscience.  Dommage, car en matière de communication de crise, il n'y a pas de miracles...

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Rédigé par DMT

Publié dans #Ma pratique, #Communication de crise

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Publié le 19 Avril 2010

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Amusante cette étude rapportée par Philippe Turchet sur son blog. Selon ses auteurs, être démocrate ou républicain finit par se voir sur notre tête. Le sentiment de toute puissance des uns, ou l'esprit de solidarité des autres, créant des rides spécifiques sur nos hommes et femmes politiques. Des émotions sur la figure  reconnues universellement, la Synergologie en témoigne tout les jours. A quand alors des spécialistes de la communication non verbale pour analyser les débats télévisés?  Le dernier en date chez nos amis anglais, à révélé combien être jeune et à l'aise avec son corps peut donner l'avantage. Lire un tempérament politique sur un visage pourquoi pas ! Mais pouvoir, comme cela est le cas en graphologie, juger de la sincérité d'un engagement et de la volonté de tenir ses promesses, voilà qui pourrait  opportunément nous aider à ouvrir les yeux  sur certains candidats.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

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Publié le 16 Avril 2010

Oui, je sais. Certains vont sourire. Après les ateliers médias le premier samedi du mois, voici les ateliers théâtre le dernier samedi du mois. N'aurai-je rien donc d'autre à faire de mes WE que de rouvrir les portes de la Boîte aux   Images ? Ou bien ai-je à ce point la nostalgie de l'Atelier du Geste et de la Parole que j'avais créé dans le XIe arrondissement il y a 10 ans ? La raison est beaucoup plus simple. Vous êtes nombreux à souhaiter vous perfectionner en communication orale ou écrite mais, compte tenu de votre charge de travail, il vous est quasi impossible de partir en formation. Qu'à cela ne tienne. Avec la mise en place de ces sessions en fin de semaine, possibilité est donnée à chacun de se former à la carte dans le cadre du DIF. En ce qui concerne les ateliers théâtre, ils seront animés en alternance par Yan MERCOEUR et Félix CALLENS. Proposées en groupe restreint (8 personnes au maximum), ces journées seront adaptées au quotidien professionnel de chaque participant. De nombreux exercices d'improvisation et un travail sur la gestion du stress sont au programme. Le tarif de ces ateliers (anciennement "dimanche théâtre") est de 460 € net, déjeuner compris.  Bulletin d'inscription en ligne.

 

 

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Infos la boîte aux images

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Publié le 9 Avril 2010

Même pour un journaliste de l'audiovisuel ou un comédien, prendre la parole en public peut poser problème. Il suffit de regarder à la télévision une cérémonie de remise de prix pour s'en convaincre. Dans ces métiers, et en pareille circonstance, la principale difficulté réside dans la capacité à s'exprimer en son nom, sans texte écrit à l'avance. Mais pour Mme ou M. Toulemonde qui n'ont pas l'habitude des caméras ou de la scène, parler devant un auditoire relève carrément de l'extraordinaire. Pas étonnant alors qu'au début d'un stage en prise de parole, les participants expriment dans leur grande majorité leur peur de parler en public. Et ce, qu'il s'agisse de prononcer un discours lors d'un mariage ou d'intervenir en réunion. Récemment, une stagiaire m'a confié qu'elle était à " deux doigts " de recourir à l'hypnose pour en finir avec sa phobie du " micro tendu ". L'expression m'a fait sourire. Hélas, je n'ai plus mes rencontres hebdomadaires avec Didier Dumas, pour échanger sur ma pratique. J'aimais lui demander son avis sur les problématiques que m'expriment  certains clients. Il  me reste à relire Jacques Salomé, pour qui " derrière chaque peur se cache un désir  "...  Bien entendu, un mediatrainer ou un formateur en techniques de communication orale n'est pas un psychologue. Notre travail consiste juste à renforcer et à développer les compétences professionnelles. Il n'empêche, nous nous devons d'être attentifs aux appréhensions particulièrement tenaces. Surtout celles qui persistent une fois les techniques mises en pratiques avec brio lors d'une formation. Comme si, sous le regard bienveillant du groupe, ses membres osaient ce qu'ils ne s'autorisent pas ailleurs : lâcher prise. Devenir enfin celle ou celui auquel ils aspirent mais à qui la confiance manque pour  exister pleinement. C'est là le fondement de ma pratique en tant que coach média. Et lorsque je forme à parler devant un auditoire inconnu, c'est toujours en lien avec ce message :  " vous devez sortir de vous-même pour aller à la rencontre de l'autre ".

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Rédigé par DMT

Publié dans #Ma pratique, #Formation prise de parole

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Publié le 5 Avril 2010

En ce weekend Pascal, l'ancien évêque d'Evreux  semble s'être rappelé au bon souvenir de Rome. Avec sa "confession" au Parisien, Jacques Gaillot est certes revenu sur une erreur de jugement. Elle lui a valu en 2005 d'être appelé comme témoin, au procès d'un prêtre pédophile canadien à qui il avait ouvert la porte de son diocèse. Mais il en a surtout  profité pour dénoncer, une nouvelle fois, le fonctionnement même de l’institution dont il est issu. "Célibat des prêtres, homosexualité, préservatif, avortement, place de la femme : sur toutes ces questions, l’Eglise est en retard, en porte-à-faux vis-à-vis de la société. Malheureusement, je n’ai pas l’impression que la démarche du Vatican aille dans ce sens". Quinze ans après sa destitution et à l'heure de prendre sa retraite, son mea culpa dans les médias ressemble à un  ultime coup de sabot, digne de celui de la mule du Pape. A mes débuts comme journaliste pour une radio chrétienne, j'ai eu l'occasion de rencontrer à Montpellier l'auteur de "Ma liberté dans l'Eglise". Son discours m'avait séduit. Et en 1995, faute d'avoir pu l'inviter dans l'émission TV que je présentais pour le Jour du Seigneur, j'ai pris mes distances avec l'église cathodique. N'allez pas croire pour autant avec la vidéo qui suit, que je garde à mes producteurs de l'époque un chien de ma chienne...

 

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage

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Publié le 31 Mars 2010

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Vue ce 30 mars sur le site de Libération, la dernière colère de Jean-Luc Mélenchon est révélatrice des rapports ambigus qu'entretiennent certains politiques avec la presse. Dans la série je t'aime moi non plus, le fondateur du parti de gauche se paye lors d'une interview reportage, un étudiant en journalisme à propos de la Une récente du Parisien consacrée à la réouverture des maisons closes. Et le député européen de dénoncer "la sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier" à laquelle appartient cet élève de Science-Po. "Dignitas et gravitas lui assène t'il. Certes, mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire...  Ce bon client des médias, n'est d'ailleurs pas le seul à casser du journaliste à peu de frais. Roselyne Bachelot avait eu en son temps les honneurs du Petit Journal pour ses répliques assassines à l'occasion de ses voeux à la presse de 2009. Et plus récemment,  Xavier Bertrand  s'en prenait cruellement à l'une des signatures du Courrier Picard sur le plateau de la chaîne parlementaire.

 

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage

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