Publié le 18 Octobre 2021

Vous connaissiez la chanson "En rouge et noir" de Jeanne Mas ? Voici le DISC en rouge et jaune de Bernard Tapie. Au lendemain de sa mort, je m'étais promis de revenir dans la Séquence du media trainer sur la personnalité de l'ancien président de l'OM. La devise de son club, "Droit au but", se confondant avec celle du profil Dominant selon le modèle d'analyse comportementale du psychologue américain William Marston. Mais un homme (ou une femme) peut-il être réduit à un seul type de tempérament ? Bien sûr que non. D'ailleurs la roue Arc-En-Ciel DISC©® mise au point par le français Patrice Fabart, identifie pas moins de 68 combinaisons possibles, réparties en 8 supers profils. Images d'archives TV à l'appui, mon propos est de démontrer que sur cette grille inspirée par les travaux de Carl Jung, Bernard Tapie compile les comportements associés aux couleurs rouge et jaune. Ce qui correspond au profil Promouvant. En adoptant la démarche ludique propre à la méthode originelle des Couleurs Arc En Ciel DISC©®, j'ai souhaité vous faire découvrir son approche universelle. Utilisée sur les cinq continents en vente, recrutement ou management, elle est devenue pour moi un outil de diagnostic des talents lors de mes coachings à l'oral. Avant de prendre la parole en public ou dans les médias, il est nécessaire de connaître sa zone de confort pour aller ensuite exploiter d'autres territoires. L'exercice est parfois couteux, à l'image d'un entraînement sportif. Mais quel plaisir ensuite de pouvoir témoigner d'une souplesse mentale en toutes circonstances et avec tous types d'interlocuteurs. Le double pouvoir de conviction et de persuasion qui en découle, Bernard Tapie en a fait sa marque de fabrique. Normal alors, afin de lui rendre hommage, que je fasse de son nom un acronyme magique pour qui veut à son tour donner le sentiment de parler à chacun en s'adressant au plus grand nombre.

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu, #DISC, #Prise de parole

Repost0

Publié le 10 Octobre 2021

Après Xavier Bertrand la semaine dernière, voici Cyril Hanouna à la peine face à un contradicteur. Samedi soir dans "On est en direct", la star de C8 était l'invitée de Laurent Ruquier pour faire la promotion de son livre. En face de lui Pierre Arditi, excédé par la tournure que prend la campagne présidentielle. Visiblement l'animateur TV s'est retrouvé décontenancé par le coup de gueule du comédien. Indirectement pris à partie, le héros de la BD Le Président a témoigné de son inconfort mental par une micro expression bien connue des lecteurs de ce blog. Une brève sortie de langue, souvent observée sur les lèvres d'un enfant qui s'applique à colorier sans déborder. Ou encore sur celles d'un coureur cycliste à la peine au sommet d'une côte. Par définition incontrôlée, cette mimique illustre l'instantanéité du langage corporel. L'avantage de ce dernier en communication interpersonnelle, est qu'il traduit plus fidèlement que les mots les émotions qui nous traversent. À prendre en compte au moment de choisir un nouveau collaborateur ou... un chef d'Etat. 

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 6 Octobre 2021

Intervention hier en BTS Support à l'Action Managériale du Lycée Le Corbusier à Aubervilliers. Des 2eme année particulièrement réceptifs au language des couleurs Arc-En-Ciel DISC. Avec en illustration le décryptage d'une simulation filmée d'entretien d'embauche. Il est en effet indispensable au moment de rechercher un stage ou un emploi, de bien connaître son type de communication interpersonnelle. Le modèle #aecdisc, en s'appuyant sur les travaux de Jung, permet notamment un autodiagnostic en matière de relation au monde (extraversion ou introversion) et de mode de raisonnement (affectif ou rationnel). Il appartient ensuite à chacun de multiplier les occasions de sortir de sa zone de confort. Cela permet, le moment venu, de se retrouver plus à l'aise devant ses interlocuteurs. Notez qu'un tel entraînement est particulièrement recommandé à ceux qui se destinent à des métiers tournés vers la vente. Adapter son discours au profil identifié en face de soi est la condition numéro 1 pour attirer l'attention et inciter à l'action. 

Les clés du DISC pour décrocher un stage en entreprise ou un emploi

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Coaching communication relationnelle, #DISC

Repost0

Publié le 4 Octobre 2021

Des images puisées dans l'actualité cette semaine pour la Séquence du spectateur. D'abord politique, avec Clément Beaune et Xavier Bertrand "mouchés" en direct par deux femmes journalistes. Un extrait d'interview des deux chanteurs du groupe ABBA. Et bien sûr un hommage à Bernard Tapie. Un homme à la personnalité riche, dont le profil sur la roue Arc-En-Ciel DISC est vraisemblablement celui du promouvant. J'en reparlerai prochainement sur ma chaîne YouTube

Dans cette nouvelle chronique j'ai voulu souligner l'importance du langage corporel à l'oral et plus particulièrement en télévision. C'est l'un de mes dadas. Certains parleront de communication non verbale, voire de "gestes qui nous trahissent". En fait, à cette dernière expression je préfère celle de "gestes qui nous traduisent". Elle n'est pas de moi mais de mon ami Jean-Marie Potiez, biographe français d'ABBA, en réaction à une capture d'écran de Benny et Bjorn. 
 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 29 Septembre 2021

Voici un extrait TV qui va faire ma journée. Lundi 27 septembre, Clément Beaune, secrétaire d'état chargé des Affaires européennes, était l'invité de Télématin. Comme l'a pointé l'équipe de Quotidien, un passage dans son interview mérite de figurer dans le zapping. Il démarre juste après qu'il ait dénoncé à l'antenne "la fraude intellectuelle qu'a été le Brexit". Caroline Roux en déduit alors que la pénurie de chauffeurs en Grande Bretagne pour livrer les stations d'essence le "réjouit un peu". Et d'ajouter face au manque de conviction de sa réponse : "Ca se voit". D'où sa double erreur de débutant. D'abord parce qu'il réagit par une dénégation : "Non ça ne me réjouit pas." Répétant ainsi le mot qui fâche alors que notre cerveau n'entend pas la forme négative. Ensuite, en raison du sourire en coin qui est le sien lorsqu'il le dit une deuxième fois. Réalisant probablement à ce moment là qu'il vient de se faire "coincer" en direct par la journaliste. Sauf que sa communication non verbale achève d'enlever tout crédit à ses propos. C'est facile après coup de refaire le match. Je vous l'accorde. Je pense néanmoins que ce jeune talent de la macronie aurait dû appliquer un vieux principe de media training : celui de la phrase tampon. Il lui suffisait de répondre par exemple : "Je ne peux pas vous laisser dire cela", puis d'enchaîner par un : "La galère que vivent en ce moment nos voisins britanniques est telle qu'on ne peut que leur souhaiter de trouver rapidement une solution." Réfutation dans un premier temps, puis témoignage d'empathie. Propice à la mise à distance émotionnelle, ce détournement dialectique lui aurait permis de garder son sérieux à l'antenne. De quoi préserver son image de membre de l'exécutif. Et du même coup celle de la France.

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu, #Média training

Repost0

Publié le 27 Septembre 2021

Enseignants, commerciaux, coachs le déplorent unanimement. Le port du masque réduit la qualité de nos interactions sociales. Sur les plateaux de télévision le phénomène est atténué, cloisons en plexiglas aidant. Il est beaucoup plus visible lors d'une prise de parole en public, en entretien professionnel ou durant une visioconférence. Caché de moitié, seul le haut de notre visage interagit avec nos interlocuteurs. Si front, yeux, sourcils laissent transparaitre nos émotions, ils nous donnent également de précieuses informations concernant l'attention et la compréhension de l'auditoire. Réduisant ainsi le risque de nous tromper dans nos impressions sur autrui. À ce propos, j'en profite pour présenter ici mes plus plates excuses à Victor Ferry  La semaine dernière je lui ai prêté un usage totalement imaginaire du prompteur. J'y reviens dans ma chronique de ce jour. Dédiée au regard, cette nouvelle Séquence du media trainer s'inscrit dans le prolongement de mon offre de coaching en communication interpersonnelle. Elle se réfère parfois à la Synergologie. J'espère qu'elle sera tout de même vue d'un bon... œil par la majorité d'entre vous.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 26 Septembre 2021

Fascination pour la créature que les médias ont contribué à engendrer ou simple intérêt du microcosme ? Toujours est-il que le débat, opposant jeudi 23 septembre sur BFM TV Éric Zemmour à Jean-Luc Mélenchon, a battu tous les records. Qu'ils soient d'audiences ou d'analyses. Plus de 300 000 résultats s'affichent en tapant la requête sur Google. Avec une même conclusion dans la presse : ni perdant, ni gagnant dans ce premier duel télévisé. Chacun tirant avantage de la notoriété de son adversaire. L'objet de ce blog n'étant pas d'apporter de commentaires sur le fond, j'en resterai à deux debriefs à chaud qui ont retenu mon attention. Le premier est signé Victor Ferry pour le Figaro.fr. Entre "un dealer d'opinion et un leader", l'auteur chez Eyrolles de 12 leçons de rhétorique pour prendre le pouvoir ne prend pas parti. Il en profite juste pour rappeler, extraits de l'émission à l'appui, la différence entre dialectique et rhétorique. Le second est à retrouver sur la chaîne YouTube de Fabien Olicard. Comme souvent, ce mentaliste nous propose une analyse sérieuse et pertinente sans se prendre au sérieux. Je note en l'écoutant "qu'aucun n'était dans le présent". Le passé pour Zemmour, le futur pour Mélenchon. Rien qui ne concerne le temps de l'action en somme. Voilà qui nous éclaire sur la capacité à gouverner des deux débatteurs. Au passage, le plus napoléonien des deux n'est pas celui que l'on croit à en juger par cette citation de Bonaparte : "On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir." Sur le terrain de l'image publique, il y a encore du travail pour ces deux communic'acteurs. Il faudra du temps à Jean-Luc Mélenchon pour faire oublier son : "Je suis la République". Il en reste peu à Eric Zemmour pour sortir de son rôle de polémiste et devenir crédible sur un programme.

Débat Mélenchon Zemmour : beaucoup d'analyses, une même conclusion

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu, #Média training

Repost0

Publié le 24 Septembre 2021

Si vous êtes amateur de disco, vous avez forcément vu son nom au bas d'un article ou sur la couverture d'un livre. Biographe francophone officiel d'ABBA, Jean-Marie POTIEZ fait en ce moment la tournée des médias à l'occasion de la sortie de leurs nouveaux titres, 40 ans après leur dernier album. Au même moment il se confie dans un livre sur la place que le groupe a eu dans sa vie d'adolescent. Fils unique d'un papa décédé quand il avait 5 ans, couvé par une mère hyper-protectrice, le jeune Jean-Marie est un enfant solitaire et mélancolique. Sa vie de petit frontalier franco belge est transformée le 6 avril 1974. Ce soir là, à 13 ans, devant sa télé en noir et blanc il a une révélation. Celle que lui apportent quatre suédois dont il apprendra seulement le lendemain la victoire au concours de l'Eurovision. Dès lors, il n'aura de cesse de suivre leur carrière. 

Un adolescent dans les années 70 nous donne à revivre toute une tranche de vie. Celle où Bernard Golay, Guy Lux, Danielle Gilbert et déjà un certain Michel Drucker sont les stars de la télévision française. Celle également où André Torrent pour RTL et Gonzague Saint Bris à Europe 1, font le plein d'auditeurs sur leurs antennes respectives. Car le jeune fan de glam rock se cherche aussi plus personnellement. Avec “Ligne ouverte”, chaque nuit entre minuit et 1h, il peut entendre des hommes parler de leurs amours singulières. 

Cinq années d'un récit autobiographique riche en émotions. Je pense au trac que donne une audition dans les studios de Claude François. Aux méchancetés crasses entendues en familles ou en cour de récré. À la joie donnée par les applaudissements du public après être monté sur scène. Aux papillons dans le ventre que procure le premier baiser. Au rêve de tous les possibles qu'inspire la capitale. Je garde également en tête des personnages attachants à l'image de Mémère Titine, grand mère maternelle de l'auteur, de Mme Donfut, disquaire à Erquelinnes ou de Jean, photographe parisien amoureux. Avec l'envie de voir très vite un producteur TV s'emparer de l'histoire.  À quand un "Billy Elliot flamand" coproduit par la RTBF ?

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Lire - voir

Repost0

Publié le 22 Septembre 2021

Tout est parti d'un message envoyé par un collègue et ami : " Xxxxx utilise le prompteur, je décroche". Comme je partage son avis, j'ai eu l'idée de cette nouvelle Séquence du media trainer. Utilisé quotidiennement en télévision, largement répandu en entreprise, le prompteur est devenu omniprésent sur YouTube. Au point de réduire trop souvent le naturel et la spontanéité de ceux qui l'utilisent. Je reviens sur ce phénomène en comparant les vidéos, sans et avec prompteur, de deux youtubeurs français que je suis régulièrement :  @Yann Piette et @Victor Ferry. Même si elles restent performantes, leurs productions les plus récentes posent la question du choix fait par leurs auteurs. Celui de perdre en émotions partagées afin de privilégier la qualité du texte ou la précision des idées. Il existe pourtant des solutions alternatives. J'en présente une que j'utilise depuis mes débuts en télé. Son avantage est de nous rendre autonomes face à la machine, en privilégiant les ressorts de l'improvisation. Ceux qui se souviennent d'Anne Gaillard, restée sans voix en direct au journal de la 3, me comprendront.

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Média training, #Lire - voir

Repost0

Publié le 13 Septembre 2021

Cette semaine ma Chronique du media trainer est un coup de gueule. En zappant sur les chaînes du service public j'ai été heurté par la façon dont a été couverte la mort de Jean-Paul BELMONDO. D'abord sur France Info aux Invalides, une fois terminée la cérémonie d'hommage national, avec la demande déplacée d'imitation de l'acteur faite en direct à Laurent GERRA. Le lendemain sur France 2, c'est le 13h00 de Julian BUGIER qui a joué lourdement la carte de l'émotion. En fin d'un reportage consacré au comédien décédé, un gros plan prolongé sur le visage ému d'un ami cascadeur, aux limites de l'impudeur, a accompagné le retour plateau. De quoi s'interroger sur les notions de contact et de distance nécessaires à  l'exercice du journalisme. Et aussi se demander si la charte de la profession, mentionnant le respect de la dignité de la personne, est connue des patrons de presse dans l'audiovisuel public. Pas étonnant sinon, que la confiance des français envers les médias ne cessent de baisser. Et surtout, que les journalistes fassent l'objet d'agressions lorsqu'ils se retrouvent à couvrir des manifestations. De par le manque de réflexion, voire d'éthique de certains, l'un des plus beaux métiers du monde est devenu l'un des plus impudiques. 

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu, #Média training

Repost0