trucs & astuces a l'oral

Publié le 23 Décembre 2018

Allez, il est temps de mettre en ligne mon dernier post de l'année. Histoire de publier utile, voici un rappel bien pratique pour éviter les "euh " devant un micro ou une caméra. Lors d’une interview, d’un débat, voire d'une conférence de presse, il peut vous arriver d’être pris de cours par la question d’un journaliste. Ce n’est pas une raison pour reprendre systématiquement les termes qu'elle contient s'ils sont polémiques. Particulièrement en reportage où ne seront conservés que vos propos. Ne cherchez pas non plus à en dire trop. Vous risqueriez de vous mettre en difficulté en donnant des idées de relance gênantes. En fait, d'autres pistes s’offrent à vous. À commencer par ne pas répondre immédiatement. Un léger temps de réflexion (qui se traduit par un mini silence) consacré à l’analyse de la question et à la recherche des opportunités de rebondir (sur la forme ou sur le fond) est généralement profitable. Notamment en duplex où vous pouvez comptez sur un léger décalage du son entre les studios TV et votre plateau en situation. Vous pourrez ainsi discrètement expirer puis inspirer avant d'attaquer l'idée suivante. Adopter de telles pratiques c’est ne plus redouter les sujets qui fâchent puisque toute respiration devient une source... d'inspiration. Oxygénation du cerveau oblige. De quoi attendre sereinement le mot « confort ». Celui qui vous permet de reprendre la main et d’introduire votre message essentiel dans votre réponse. Pour information, je m'adresse là à tous les participants à mes formations en media training , un support pédagogique actualisé sera bientôt mis en ligne. Pour être informé.e de la date vous pouvez cliquez ici.

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Média training

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Publié le 5 Octobre 2018

Il y a une dizaine de jours j'ai répondu à l'invitation de l'Association des étudiants et professionnels de Bobigny. Il s'agissait d'animer un atelier de formation* sur la construction de son personnage public. Je sais, ce thème est susceptible d'hérisser les poils de tous ceux pour qui il n'est pas question de jouer la comédie en prenant la parole. Ça tombe bien je pense la même chose. Simplement, partant de l'idée que nous sommes perçus tels que les autres nous représentent et non tels que nous sommes, nous devons réfléchir à l'image que nous souhaitons véhiculer. Dit autrement, autant porter avec authenticité notre masque social. Ce paradoxe, la chanteuse Chris l'a évoqué de façon lumineuse dans l'émission Boomerang sur France Inter le 22 mai dernier. Pour elle : " Le personnage de scène c'est soi. Le soi que l'on choisit. "

Durant trois heures, j'ai donc rappelé plusieurs techniques de communic'acteurs afin de mettre le meilleur de soi au service d'un message. Des trucs issus de mon expérience dans l'audiovisuel, valables en entretien d'embauche comme lors d'une présentation client. Sachant que la première impression que nous donnons se produit en moins de huit secondes, mon conseil n°1 est de s'appuyer sur les gestes et expressions de visage pour cultiver une communication interpersonnelle de qualité. À l'image de ce que nous enseigne la sophrologie, il est important d'être à l'écoute de son corps pour être davantage présent aux autres. Le secret ?  Se ménager une part d'auto-observation dans l'action. Elle permet de s'ajuster aux réactions de l'auditoire. Pour citer Stéphane André, il s'agit à chaque fois d'un " RDV " avec nous-même. Il se traduit par un Regard affirmé qui crée du lien avec le public (oui je sais, ce n'est pas évident suivant la culture dont nous sommes issus), un Dos tonique et droit qui nous permet de gagner en verticalité (donc en présence) et une Voix qui porte (est-elle dans les aigus lorsque je suis stressé.e ? Conserve-t-elle toute sa puissance en fin de phrase?)

Pour cela, travailler sa respiration et sa posture avant d'entrer sur " scène " s'avère incontournable. Que nous ayons à nous exprimer debout ou assis. Prenez par exemple  l’ancrage de la botte. Une thématique chère à feu Joseph Messinger. Zone la plus éloignée de notre cerveau, les pieds n'en font parfois qu'à leur... tête au grès des émotions qui nous traversent. D'où l'importance de les avoir bien au sol pour y évacuer notre stress et se connecter à la confiance. À défaut, ils trahiront notre manque d'assurance. Il suffit pour s'en convaincre de regarder de quelle manière les chevilles d'un élève se réfugient sous sa chaise durant une interrogation surprise. Ce dernier point fut l’objet d’une séquence particulièrement interactive lors de mon intervention pour l'AEPB. D'autant plus animée qu'elle illustrait les travaux d'Albert Mehrabian sur le primat du non verbal à l'oral. Ce que nous disons compte seulement pour 7 % de ce qui impacte le public. De quoi animer un prochain atelier, dédié cette fois à la construction du message. Il importe en effet de réussir à ce que dans le peu qui marque les esprits, se retrouve 100 % de ce que nous voulons faire passer.

*Merci à Dounia Hannach d’en avoir réalisé les captations vidéo. 

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Publié le 12 Juillet 2018

Décidément, je me demande ce que les élus LREM apprennent en media training. Déjà cité sur ce blog, Gabriel ATTAL ne cesse de me surprendre par ses erreurs de débutant. Au micro de @franceinfo, le député des Hauts de Seine est tombé la semaine dernière par deux fois dans le même panneau. En témoigne la capture d'écran du présent tweet avec cette phrase amalgame : " Moi je n’ai pas honte (...) de la position d'Emmanuel MACRON ". Replaçons la dans son contexte qui fait suite aux déclaration de Benoit HAMON durant le week-end.  A 0.03, dans un tortillement du popotin dont il a le secret, Jean-Michel APATHIE interroge son invité sur la gestion par le gouvernement du dossier des migrants. Le journaliste va droit au but  :  " Est-ce que vous ressentez de la honte parfois Gabriel ATTAL dans ce dossier ? "  Normalement, chaque question se doit d'être passée au scan mental afin d'identifier dans son contenu ce qui peut s'avérer un mot piège ou un mot confort. Le premier est celui qu'il ne faut surtout pas reprendre. Au risque sinon d'en faire un sparadrap qui collera à vos propos à chaque zapping. Le second est un prétexte à rebondir en utilisant vos éléments de langage. Ici il s'agit de " dossier ". Ce qui aurait pu donner comme réponse : " Dans ce dossier, ce que je constate c'est que l'on dit tout et n'importe quoi (...) " L'attention des auditeurs est alors subtilement détournée de ce qui fâche pour en revenir à une thématique plus confort pour l'intervenant.e. Gabriel ATTAL fait le mauvais choix. Il préfère reprendre le mot qui tue, en l'associant à l'action du fondateur de Génération-s lorsqu'il était membre du gouvernement de François HOLLANDE : " Ce que je me demande en écoutant ça, c'est si Benoît HAMON ressentait de la honte quand il était...". Une tentative de défocalisation qui entraîne cette relance (0.19) : " On va lui poser la question, mais la question là elle est posée à vous ! " Nous connaissons la suite. Par deux fois le jeune parlementaire s'écrie : " Non moi je n'ai pas honte " (Pour rappel le cerveau n'entend pas la forme négative. Par contre, il retient d'autant plus un mot qu'il est répété plusieurs fois). Puis il rajoute sur un basculement du bassin, doublé d'une épaule gauche qui remonte et d'un regard fuyant (soit trois signes de gêne)  : " Je suis fier qu'un président de la République... ". Stop, n'en jetez plus. Pourtant Gabriel ATTAL va récidiver au cours du même entretien. A 3.11 il est l'auteur d'un superbe : " On fait pas rien ". Répétant dans une dénégation la critique de sa collègue Sonia KRIMI que vient de rappeler JMA. Comme dirait l'autre : " Gardez-moi de mes porte-paroles, mes ennemis je m'en charge ".

Je rajoute en bonus sur le même sujet ce Tweet consacré au porte-parole du gouvernement.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage, #Média training, #Trucs & astuces à l'oral

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Publié le 22 Juin 2018

Vous l'aurez remarqué, le titre de mon post est un clin d’œil à Arnaud Benedetti. Mardi, l'auteur du livre Le coup de com' permanent signait une tribune dans le Figaro. Il y revenait sur la remontée de bretelles d'Emmanuel Macron à un adolescent lors des cérémonies du 18 juin au mont Valérien. L'occasion pour lui d'évoquer la rhétorique de combat du chef de l'Etat, ainsi que le lien existant entre gestes, postures et tempérament. Soit une excellente introduction au concept de signature corporelle développé par le négo anayste Jean-Pierre Veyrat. D'autant qu'en soulignant combien " la communication suinte là où il s'agit de faire passer de la spontanéité ", cet article pose la question d'un éventuel faux self présidentiel. L'art du communic'acteur étant de porter le masque avec authenticité.

Reste qu'à regarder ces deux captures d'écrans, il semble que le coup de menton soit permanent chez notre président. Même la photo prise hier soir lors du concert électro dans la cour de l'Elysée donne à voir ce léger axe sagittal supérieur. Le signe d'une forme d'autorité jupitérienne pour les uns, la trace d'une certaine  arrogance pour d'autres ? L'impact du langage corporel sur notre image publique est dans tous les cas permanent. Avec le risque d'entretenir un quiproquo quand à ce qui nous anime vraiment. En ce qui concerne la moue macronienne, la comédienne Fabienne Berriau-Pahu partage lors de ses ateliers un bon truc pour la dissiper. Si vous souhaitez ne pas donner le sentiment que vous toisez vos interlocuteurs ou les jugez de haut, cette vidéo est pour vous.

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Publié le 16 Juin 2018

Regarder une situation d'un autre point de vue et renoncer à tout contrôler. Un bon moyen d'être plus performant au bureau comme devant micros & caméras. Travailler quotidiennement le lâcher prise en entreprise permet de donner le meilleur de soi-même le jour d'une présentation ou d'une interview. En tant que coach en prise de parole, j'apprend à mes clients à se préparer physiquement et mentalement avant de parler en public. Mes exercices de visualisation pour réduire les tensions inutiles y sont proches des conseils que donne Patricia PENOT dans son article. Se connecter à ses émotions et sensations est le meilleur moyen de gagner en liberté intérieure. Sachant qu'une représentation en chasse une autre, autant produire ses propres images mentales positives et chasser les pensées négatives qui nous encombrent. C'est d'ailleurs pour cela que je me suis rapproché de Patrick FICHERA, sophrologue RNCP. Ensemble nous avons mis en place la formation Confiant & créatif à l'oral avec la sophrologie. La prochaine session inter-entreprises se tiendra le 23 août prochain en région. Je vous la recommande. Elle se déroule dans un hôtel particulier au cœur de Montpellier et le soir les participants sont invités à un concert du festival Un piano sous les arbres à Lunel-Viel.

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Publié le 24 Mai 2018

Les habitués de ce blog savent combien j'aime jouer avec les mots. En transformant par exemple un nom en acronyme. Voire en jouant avec mes initiales. Si je les mélange cela peut  donner : " Transformer les Menaces en Défi. " Fidèle à cette devise, j'ai décidé de faire du casse-tête que constitue pour un indépendant le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) un... pense-bête. En tant que media trainer et coach à l'oral j'y trouve en effet l'opportunité de rappeler quatre clés pour réussir une intervention en public ou dans les médias. L'importance du Regard, avant et pendant sa prise de parole. Le rôle des Gestes comme régulateurs de l'émotion et facilitateurs de la compréhension des propos. La nécessité de nouer une relation avec son Public et d'ajuster son discours en fonction de son profil. Enfin le plus important : la connexion à votre Désir de dire. C'est en ayant toujours à l'esprit le pourquoi de votre présence au micro ou devant votre auditoire que vous parlerez avec confiance et impact.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Au fil de l'actu

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Publié le 12 Novembre 2017

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Associées aux effets de l'âge, nos émotions les plus fréquentes finissent par façonner nos traits**. Mais avez-vous noté qu'une seule est positive, la joie ? Au risque de voir apparaître des pattes d'oie aux coins de nos yeux, le sourire est essentiel à l'établissement d'un lien social de qualité. Il exprime le plaisir de communiquer, témoigne d'une harmonie intérieure et selon plusieurs études rendrait même plus beau. Encore faut-il, en lien avec le  plissement simultané de la fente palpébrale, qu'il soit authentique. Le psychologue américain Paul Ekman parle de " sourire de Duchenne ", en hommage aux travaux d'un chercheur français du XIXe siècle. Plus près de nous, Joseph Messinger, créateur de la Programmation Neuro Gestuelle, s'est intéressé au côté sur lequel se dessinent les demi sourires. Suivant qu'il apparaît sur la partie gauche ou droite du visage, nous aurons un demi sourire moqueur ou cynique. Le premier, façon Marc-Olivier Fogiel, signe un tempérament socialement épidermique. Particulièrement réceptif aux sentiments de sympathie ou d’antipathie spontanés. Le deuxième, arboré régulièrement par Christophe Castaner, indique au contraire une excellente résistance à la frustration. C'est ce principe de contagion émotionnelle qui explique pourquoi nous  réagissons positivement devant une personne souriante. Au point d'adhérer plus facilement à ses propos. Ainsi, parce qu'elle prive le public de précieux indices pour apprécier l'authenticité d'un locuteur, une prise de parole ou une interview (hors situation de crise) sans sourire relève de la faute de communication. Particulièrement en politique où son absence ampute directement le capital sympathie. Souvenez-vous en leurs temps des succès obtenus par JFK ou Jean-Lecanuet, souriant de toutes leurs dents à la télévision. Le charme qu'ils dégageaient se traduisait par une prime dans les urnes. En 2017, la recette reste valable. J'en veux pour preuve cette anecdote recueillie à Mayotte la semaine dernière, à l'issue d'une formation en media training. Deuxième adjoint au maire de Mamoudzou, Mohamed Moindjie m'a raconté comment son ami le député européen Younous Omarjee a été choisi par plusieurs électrices alors qu'il leur été inconnu. Simplement, elles avaient le sentiment qu'il leur souriait sur les affiches collées devant le bureau de vote. Enfantin.
                                                                  .                                                 

*Source : http://www.gouvernement.fr/ministre/christophe-castaner

*Sur ce sujet, je vous conseille le très bel ouvrage de Jean-Pierre Veyrat, l'Atlas Universel du visage.

  

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Média training

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Publié le 30 Octobre 2017

Retrouvée en préparant mes cours au CELSA, l'astuce que je partage avec vous figure dans un dossier du Journal du Net dédié à la prise de parole en public. Le truc est simple et s'appuie sur une étude américaine en psychologie. Il s'agit de s'adresser à soi-même en utilisant son prénom pour se préparer à une épreuve. Un oral de concours ou un entretien de recrutement par exemple. Se parler comme à une personne extérieure permet de ménager une distance face à une situation. En media training, j'enseigne cette technique afin de rester calme et de préparer sereinement une interview TV. Ce dialogue intérieur peut s’exercer au quotidien. Ainsi, lorsqu'elle se trouve trop tendue, une des membres de l'équipe d'Ethan Kross s'écrit des mails. De plus, remplacer le " Je " par " Tu " ou " Il ", produit les mêmes effets positifs. En se disant " Il va y arriver " ou " Patrick, tu peux douter de tout sauf de toi , " chacun est à même de réaliser avec succès ce qui pourrait paraître à un autre insurmontable. À noter cependant que ce dispositif mental n'est valable qu'avant de s'adresser à un auditoire. S'exprimer à la troisième personne du singulier lors de votre intervention marquerait peut-être les esprits. Mais cela vous donnerait assurément un petit air de Jean-Claude Van Damme ou d'Alain Delon.

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Rédigé par DMT

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Publié le 31 Août 2017

J'ai l'impression que le passage d'Antoine Frérot ce mercredi dans la matinale de France Inter, a déchaîné autant de passions que la nomination de Bruno Roger-Petit comme porte-parole de l'Elysée. Le PDG de Veolia y a été il vrai particulièrement contre-productif, alors que son groupe développe depuis une vingtaine d'années une ambitieuse politique de formation. Hélas, en indiquant que ses enfants n'étaient pas concernés par le problème (sic) puisque brillants, l'industriel a apporté le pire des contre-témoignages. À se demander à quand remonte son dernier media training. Car la question piège de Léa Salamé est un cas d'école à double titre. D'abord parce qu'elle était attendue. Partant du principe que l'apprentissage c'est surtout bon pour les autres, il est évident que le père de famille allait être interrogé à titre personnel. Ensuite, en demandant à son invité s'il avait " poussé " l'un de ses enfants à être apprenti, la journaliste lui donnait l'opportunité de s'appuyer sur ce mot maladroit pour reprendre la main. " On ne pousse pas un jeune. On lui donne envie. Peut-être ma dernière le sera en étude supérieure. Car c'est devenu une voie d'excellence. Dans nos campus, etc."  Mais cela aurait demandé de solliciter d'avantage le cerveau droit. Pas sûr qu'Anne Méaux qui le cornaque, et dont la carrière a commencé sous VGE, utilise l'apport du neurocoaching dans ses entraînements à l'interview. J'en veux pour preuve le passage média qui suit. Antoine Frérot, les mains d'abord en pistolet, index pointés sur son interlocuteur, puis jointes en prière une grande partie du reste de l'entretien, martèle ses éléments de langage sans vraiment convaincre. Un style qui rappelle celui d'un certain François Fillon, autre bénéficiaire malheureux des conseils de la PDG d'Image 7.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Média training

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Publié le 29 Août 2017

Pilote d'avion, médecin urgentiste, dirigeant d'entreprise... Certains entrants au Palais Bourbon, ​jusqu'alors​ habitués à gérer des situations hautement plus périlleuses, ont perdu leurs moyens lors des questions au gouvernement. Particulièrement au sein du groupe LREM. Dans ce cas,​ comment​ ​expliquer un tel stress ? À une journaliste qui lui demandait s'il y était coutumier, ​un des piliers de l’hémicycle ​​a répondu qu’il est familier du trac, mais pas du stress. Effectivement, avoir un léger trac montre que vous avez le souci de bien faire. Le stress, lui, indique que vous êtes ​mal préparé. Parler en public est un art qui se maîtrise ​grâce à beaucoup de pratique et quelques trucs à connaître. En voici dix pour oublier la gorge qui se noue ou la main qui tremble en tenant ses notes​. Maux bien connus des nouveaux députés​... 

-Dans les minutes qui précèdent votre prise de parole en séance ou en commission, mettez en énergie votre corps et votre esprit, puis recentrez-vous par la respiration.

-Prenez contact du regard avec vos collègues avant de commence​r. ​Maintenez ce lien par la suite​

-​Adoptez ​une position stable​ et tonique.​ Debout, les pieds posés au sol dans le prolongement des hanches. Assis, vos lombaires bien calées contre le dossier. ​Dans tous les cas en conservant une gestuelle ouverte.

​-​Arrêtez de parler courbé(e) pour vous faire entendre au micro​, d​es techniciens ​sont ​en régie​ pour ça. ​​Veillez ​au contraire ​à conserver le dos droit et les épaules en arrière.

-Plutôt que de le lire, dites votre texte. ​À cette fin, privilégiez sur vos fiches un fil rouge détaillé, avec chiffres plus citation éventuelle.

-Ménagez un bref silence après un passage important. Il sera utile lors des applaudissements​.
​​
-La pression monte ? Parlez légèrement plus fort. Vous réduirez ainsi les tensions intérieures et articulerez mieux.​

-Souvent, face à un auditoire, l’un des premiers réflexes est d’accélérer le rythme en parlant plus vite. Choisissez plutôt de ralentir et de sourire (si les circonstances et le contenu s'y prêtent bien sûr).

-Osez de courtes pauses, le temps de boire un verre d'eau. Votre cerveau vous dira merci. Ceux qui vous écoutent aussi.

​-En fonction des postures observées, adaptez votre rythme et sachez raccourcir si besoin votre intervention.​​​

Mises en pratique régulièrement, ces recommandations vous permettront de gagner durablement en présence et de faire entendre votre voix. Particulièrement si vous cultivez ce qui dans votre personnalité (gestuelle, accent, look...) et vos expertises, vous fait sortir du lot. 

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral

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