media training

Publié le 27 Mars 2018

Préparation de Jacques Cheminade au siège de Solidarité & Progrès, avant le débat à 11 candidats du 4 avril 2017.

Préparation de Jacques Cheminade au siège de Solidarité & Progrès, avant le débat à 11 candidats du 4 avril 2017.

Il y a un an je préparais Jacques CHEMIDADE et ses porte-parole pour la présidentielle.  Le défi était de taille. Je me devais en une journée de master class, plus une poignée d'heures de trainings individuels, financement public de la campagne oblige, de rappeler la règle du jeu des médias à des militants vivant à des années lumière de la Bfmisation de l'info. En outre, le visionnage de plusieurs heures d'interviews enregistrées lors des précédents scrutins, m'a permis de constater que trop de journalistes politiques se font encore " forts avec les faibles et faibles avec les forts ". (Expression signée Daniel CARTON, auteur il y a quinze ans du remarquable Bien entendu... c'est off, paru chez Albin Michel.) Au grand dam de mon client pour qui " les 'faibles' comme lui ont des choses à dire que les 'forts' ignorent ou ont intérêt à ne pas dire". Le hasard fait qu'il y a quelques jours j'ai formé aux techniques de media training un journaliste connu au Maroc. Il suit la politique française depuis bientôt 30 ans. Nous avons incidemment parlé du candidat de Solidarité & Progrès. Il m'a confié l'avoir trouvé en 2017 nettement plus efficace lors de ses passages TV. Ça tombe bien car si l'élection est passée, les combats de Jacques Cheminade se poursuivent. Notamment en matière de lutte contre " la prédation financière internationale et son diktat du court terme ". Sur ce dernier point, le mode de traitement de l'actualité ne devrait plus trop le dépayser.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Ma pratique, #Au fil de l'actu, #Média training

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Publié le 4 Janvier 2018

Je me réjouissais d'avoir trouvé le podcast de La Fabrique médiatique du 30 décembre dédiée aux secrets d'une bonne interview politique et puis patatras. Alors que j'écoutais Caroline Broué  interroger Elizabeth Martichoux et Frédéric Métézeau sur le renouvellement du parlement, voici que son confrère de France Inter y est allé à 10:32 de sa petite phrase assassine : " Le media training, c'est l'apprentissage scientifique de la langue de bois." Cette vision réductrice du métier traduit bien les dommages causés depuis des décennies par des consultants en communication qui confondent les élus avec des barils de lessive. De ceux qui vont jusqu'à transformer un ministre  en pantin, via une gestuelle artificielle spécialement pensée pour le cadre TV. Comme mediatrainer, je pense au contraire que c'est en mettant  le meilleur de sa personnalité au service d'un message qu'un invité passe le mieux à l'antenne. C'est d'ailleurs pour permettre à chacun de révéler ses talents que je me suis formé ces dernières années en neurosciences appliquées. Mon nom d'enseigne depuis 2007 : " La Boîte aux Images " en est un discret rappel. Il évoque le petit écran tout en soulignant l'importance des images mentales dans la communication. La question n'est donc pas de savoir quelle est la meilleure méthode pour gérer les questions pièges ou adapter son intervention en fonction de l’audience et du contexte : reportage, talk show,  passage au JT... À mes yeux, le media training doit d'abord permettre de trouver les mots qui touchent, de gagner en présence et de construire son personnage public. Cela passe par l'enseignement des techniques de communic'acteurs et également le recours ponctuel à la sophrologie ou au neurocoaching. Faire de ses émotions des alliées est en effet la clé pour donner à voir en toutes situations une image qui vous ressemble.

 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Ma pratique, #Média training

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Publié le 12 Novembre 2017

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Associées aux effets de l'âge, nos émotions les plus fréquentes finissent par façonner nos traits**. Mais avez-vous noté qu'une seule est positive, la joie ? Au risque de voir apparaître des pattes d'oie aux coins de nos yeux, le sourire est essentiel à l'établissement d'un lien social de qualité. Il exprime le plaisir de communiquer, témoigne d'une harmonie intérieure et selon plusieurs études rendrait même plus beau. Encore faut-il, en lien avec le  plissement simultané de la fente palpébrale, qu'il soit authentique. Le psychologue américain Paul Ekman parle de " sourire de Duchenne ", en hommage aux travaux d'un chercheur français du XIXe siècle. Plus près de nous, Joseph Messinger, créateur de la Programmation Neuro Gestuelle, s'est intéressé au côté sur lequel se dessinent les demi sourires. Suivant qu'il apparaît sur la partie gauche ou droite du visage, nous aurons un demi sourire moqueur ou cynique. Le premier, façon Marc-Olivier Fogiel, signe un tempérament socialement épidermique. Particulièrement réceptif aux sentiments de sympathie ou d’antipathie spontanés. Le deuxième, arboré régulièrement par Christophe Castaner, indique au contraire une excellente résistance à la frustration. C'est ce principe de contagion émotionnelle qui explique pourquoi nous  réagissons positivement devant une personne souriante. Au point d'adhérer plus facilement à ses propos. Ainsi, parce qu'elle prive le public de précieux indices pour apprécier l'authenticité d'un locuteur, une prise de parole ou une interview (hors situation de crise) sans sourire relève de la faute de communication. Particulièrement en politique où son absence ampute directement le capital sympathie. Souvenez-vous en leurs temps des succès obtenus par JFK ou Jean-Lecanuet, souriant de toutes leurs dents à la télévision. Le charme qu'ils dégageaient se traduisait par une prime dans les urnes. En 2017, la recette reste valable. J'en veux pour preuve cette anecdote recueillie à Mayotte la semaine dernière, à l'issue d'une formation en media training. Deuxième adjoint au maire de Mamoudzou, Mohamed Moindjie m'a raconté comment son ami le député européen Younous Omarjee a été choisi par plusieurs électrices alors qu'il leur été inconnu. Simplement, elles avaient le sentiment qu'il leur souriait sur les affiches collées devant le bureau de vote. Enfantin.
                                                                  .                                                 

*Source : http://www.gouvernement.fr/ministre/christophe-castaner

*Sur ce sujet, je vous conseille le très bel ouvrage de Jean-Pierre Veyrat, l'Atlas Universel du visage.

  

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Média training

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Publié le 31 Octobre 2017

C'est un comble pour un élu LREM. Le pas encore trentenaire Gabriel Attal parle déjà comme un vieux briscard politique. L'extrait de son interview sur France 3 accordée à Francis Letellier lui donne même de faux airs de... Laurent Wauquiez. Même façon de répondre à côté. Même intonation hautaine. Même absence de sourire et surtout : même usage abusif de la question rhétorique. Cinq fois en moins d'une minute ce jeune député utilise une ficelle digne de l'ancien monde (Pourquoi ? à 0.28, Pourquoi ? à 0.31, Ca  veut dire quoi ? 0.33,  Saviez-vous que ? 0.36, Pourquoi ? 0.42). Ajoutez à cela un regard furtif sur sa fiche à 0.14 pour se remémorer ses éléments de langage, un bras droit principalement en action (commandé par le cerveau gauche plus analytique) et un sourcil gauche qui se relève souvent, signe de mise à distance d'autrui, tous les ingrédients de la contre performance médiatique sont réunis. Bien que porté par une télégénie évidente, l'élève Attal peut mieux faire. Surtout s'il veut gagner en sympathie et crédibilité. 

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage, #Média training

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Publié le 31 Août 2017

J'ai l'impression que le passage d'Antoine Frérot ce mercredi dans la matinale de France Inter, a déchaîné autant de passions que la nomination de Bruno Roger-Petit comme porte-parole de l'Elysée. Le PDG de Veolia y a été il vrai particulièrement contre-productif, alors que son groupe développe depuis une vingtaine d'années une ambitieuse politique de formation. Hélas, en indiquant que ses enfants n'étaient pas concernés par le problème (sic) puisque brillants, l'industriel a apporté le pire des contre-témoignages. À se demander à quand remonte son dernier media training. Car la question piège de Léa Salamé est un cas d'école à double titre. D'abord parce qu'elle était attendue. Partant du principe que l'apprentissage c'est surtout bon pour les autres, il est évident que le père de famille allait être interrogé à titre personnel. Ensuite, en demandant à son invité s'il avait " poussé " l'un de ses enfants à être apprenti, la journaliste lui donnait l'opportunité de s'appuyer sur ce mot maladroit pour reprendre la main. " On ne pousse pas un jeune. On lui donne envie. Peut-être ma dernière le sera en étude supérieure. Car c'est devenu une voie d'excellence. Dans nos campus, etc."  Mais cela aurait demandé de solliciter d'avantage le cerveau droit. Pas sûr qu'Anne Méaux qui le cornaque, et dont la carrière a commencé sous VGE, utilise l'apport du neurocoaching dans ses entraînements à l'interview. J'en veux pour preuve le passage média qui suit. Antoine Frérot, les mains d'abord en pistolet, index pointés sur son interlocuteur, puis jointes en prière une grande partie du reste de l'entretien, martèle ses éléments de langage sans vraiment convaincre. Un style qui rappelle celui d'un certain François Fillon, autre bénéficiaire malheureux des conseils de la PDG d'Image 7.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral, #Média training

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Publié le 27 Juin 2017

La semaine dernière dans Quotidien, Yann Barthès se moquait gentiment de la façon dont François Baroin illustre ses propos. Quelle erreur. De ses années passées à Europe 1, le maire de Troyes a gardé le sens de la métaphore et il a bien raison. Lors d'une prise de parole ou d'une interview, maintenir l'attention du public reste l'objectif n°1. Adapter son discours à son auditoire et trouver les images qui parleront au plus grand nombre y contribue grandement. Ce n'est pas pour rien qu'en journalisme écrire c'est décrire. Les neurosciences nous le confirment. Une pensée sensorielle donne plus d'impact à un message. Faire concret renforcera toujours votre démonstration. Et, puisque j'exerce sous l'enseigne de la Boîte aux Images, voici quelques unes des raisons qui me font penser que parler imagé reste l'un des meilleurs moyens de devenir un bon client des médias :

  • Vous allez droit au but. Par comparaison avec une longue démonstration, parler par images mentales permet une compréhension plus rapide et universelle.
  • Vous augmentez la mémorisation de vos messages. L'aspect créatif de vos propos sollicite le cerveau droit. Associé aux émotions, ce dernier enregistre plus facilement un discours qui lui... parle.
  • Vous rendez captivantes vos interventions. En recourant au cerveau gauche pour l'analyse de vos paroles et au cerveau droit pour leur mémorisation, votre auditoire est plus attentif. Le temps passe plus vite.
  • Vous impliquez ceux qui vous écoutent en créant de l'interactivité. Chacun sollicite son imaginaire afin de visualiser vos propos.
  • Vous renforcez l'adhésion. Après avoir créé sa propre représentation, votre public la fait sienne. Il en est de même avec votre raisonnement.
  • Vous marquez les esprits et révélez une personne inspirante. Par un style qui sort des sentiers battus en jouant notamment sur les sensations. 
  • Vous favorisez la reprise presse de votre message. C'est le principe de la petite phrase, dense sur le fond, imagée dans la forme.

Voilà, à vous de jouer à présent. Couplé à une communication non verbale authentique, cet apprentissage des mots qui touchent devrait faire de vous un(e) communic'acteur /trice recherché(e). Donner la parole aux images c'est jouer d'un registre qui, pour reprendre les mots de Voltaire  " touche le coeur et marque la raison ".  

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Publié le 19 Juin 2017

8 conseils aux nouveaux députés avant de répondre à une interview

De récents débats TV se sont avérés déplorables pour l'image publique de candidates En Marche. Les réseaux sociaux ont largement relayé les vidéosConfiance, sympathie et autorité se jouent  en quelques secondes face caméras. Rares sont les « communic’acteur » nés. En fait, devenir un bon client des médias demande d’allier simultanément un ensemble de qualités intellectuelles, physiques et relationnelles. Bref, de mettre le meilleur de sa personnalité au service d'un message. En radio comme en télé votre attitude, votre style, comptent autant que votre discours. À l'attention des nouveaux députés, voici huit conseils de base pour réussir une interview :    

Sur la forme

  • Apprenez à respirer pour être bien inspiré(e). Appuyez-vous sur des silences pour éviter les euh.
  • Ayez une élocution claire afin d'être compris de tous. Cela évitera la distorsion éventuelle du message.
  • Assis(e) ou debout, jouez la carte de la verticalité. Regardez vos interlocuteurs, votre dos se placera naturellement droit. 
  • Adoptez une gestuelle harmonieuse qui vous ressemble. Parlez avec les deux mains, en conservant une amplitude raisonnable.

Sur le fond

  • Donnez-vous un message principal et reformulez-le plusieurs fois.
  • Mettez en valeur l'essentiel. Allez droit au but dans chacune de vos réponses.
  • Illustrez vos propos. Cela favorise la mémorisation et permet au plus grand nombre de vous comprendre.
  • Ne répondez jamais à une question que vous ne comprenez pas.

De manière générale faites preuve de conviction, d’enthousiasme et également d'humilité. Quitte à chuter lors d'une mauvaise prestation, pour mieux vous relever à la suivante. Un media training ou un coaching à l'oral de type CEOGM, vous permettra d'apprendre à persuader et à influencer les autres, tout en restant vous-même.

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Rédigé par DMT

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Publié le 8 Juin 2017

Formation en ligne communication non verbale lecture du langage corporel

Depuis que j'exerce comme coach en prise de parole, j'en ai vu des gestes mécaniques. Or seule l'authenticité permet d'être inspirant. En témoigner m'avait motivé à enregistrer pour Elephorm une formation en ligne sur le langage corporel. C'est dans ce même esprit que j'ai conçu mon dernier stage. Dédié aux fondamentaux de la communication non verbale, il se décline également en ateliers interactifs et conférences. Ludique dans le ton avec de nombreuses photos et vidéos d'actualité (dont beaucoup à retrouver sur ce blog), son contenu n'en reste pas moins rigoureux. C'est en effet près de 20 ans d'observations et de lectures que je synthétise dans cette nouvelle offre. En comptant bien sûr mes cours en Synergologie et Programmation Neuro Gestuelle. Sessions auxquelles je dois associer l'apport de l'Analyse Morpho Gestuelle de Jean-Pierre VEYRAT. Car plus encore que les travaux de Joseph MESSINGER ou Philippe TURCHET, l'AMG, avec sa grille de lecture proche de l'écriture TV, a été immédiatement opérationnelle dans mon quotidien de media trainer. Certes, des différences existent entre ces trois disciplines sur le plan méthodologique. Reste qu'un point commun les relie. Celui de faire du langage corporel l'une des clés de l'intelligence relationnelle. De quoi gagner en impact et crédibilité en prise de parole en public comme en interview.

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Publié le 10 Mai 2017

Les matinales radio, un bon moyen de mesurer l'authenticité des politiques

Le journaliste d'Europe 1 Antonin André le soulignait mardi 9 mai dans les @GrandesVoix , le documentaire Les coulisses d'une victoire  " ne laisse pas passer un mot de travers ". C'est même à se demander si ce film n'a pas été pensé pour nous convaincre qu'Emmanuel Macron possède les trois qualités du parfait orateur selon Aristote : le bon sens, le bon caractère et la volonté de convaincre son public. Heureusement, ce type de réalisation hagiographique reste l'exception en télévision. Les matinales radio quand à elles, nous donnent chaque jour l'opportunité de percevoir le personnel politique avec plus d'authenticité. Est-ce l'ambiance d'un studio où les micros dominent ? En tout cas, la plupart des invités en oublient la présence des caméras. C'est pourtant elles qui permettent le partage sur les réseaux sociaux des meilleures séquences. Sans compter le fait qu'elles alimentent indirectement la rubrique devenue culte des 4 Q dans l'émission Quotidien. Illustration sur RTL ce mercredi 10 avec Gilles Boyer. À l'image de son regard qui vagabondait durant les premières questions, ce proche d'Alain Juppé a adopté une attitude détachée dès le début de l'interview.  Laissant apparaître une certaine spontanéité à l'antenne. Ainsi ses yeux qui, à 0.44, se sont orientés vers le haut au moment d'évoquer " les circonstances particulières que nous vivons ". Quatorze secondes plus tard, l'ex trésorier de campagne de François Fillon nous donnait à voir une superbe langue de délectation (0.58) à l'idée de nommer Premier ministre son ami Edouard Philippe. Pareille communication non verbale ne pouvait qu'annoncer une baisse de  vigilance mentale. La preuve à 1.01 lorsque, répondant systématiquement par l'affirmative à Elizabeth Martichoux, il affirme que le maire du Havre possède l'expérience requise pour occuper Matignon. Avant de le regretter par un mouvement de tête à 1.03. Ainsi, alors que tous les fondamentaux du media training semblent intégrés : propos de recadrage en début de réponse (0.18), effet de liste sur le droit à la réflexion (0.40) et même phrase omnibus pour se sortir d'un mauvais pas à 1.10 : " Un monde nouveau est en train de s'ouvrir... " une règle élémentaire en prise de parole n'a pas été respectée : le nécessaire alignement Tête, Coeur, Corps. Ici, cela contribue à renforcer le capital sympathie. Dans un autre contexte, un communic'acteur pourrait y perdre de son autorité, voire la confiance du public.

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Rédigé par DMT

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Publié le 20 Mars 2017

À tous les passionnés de télévision et de politique, je recommande la lecture de cet article signé François Reynaert. Vous y apprendrez par exemple que le réalisateur Serge Moati initia en 1981 le candidat du PS aux techniques de communic'acteurs. Comme j'aime à le raconter lors de mes formations, un débat TV se prépare à l'identique d'un match de foot. Particulièrement ceux d'entre les deux tours où, à l'image d'une finale de coupe de France, tous les coups sont permis. Si le dispositif mis en place ce soir par TF1 est une première avec cinq participants en cercle, les règles pour sortir gagnant d'une telle joute oratoire devraient rester les mêmes. En voici le rappel en quatre points :

Repérer 

Il est indispensable d'avoir repéré en amont les thèmes sur lesquels amener l’adversaire. Particulièrement ceux où il est le moins à l'aise. Enregistrements de ses précédents passages TV à l'appui. De même, tout comme pour une vente avec les objections éventuelles du client, vous aurez aussi anticipé les contre-attaques. De quoi, chaque fois que cela est possible, ramener les échanges sur votre terrain.

Dénoncer

Lors d'un passage TV et particulièrement quand il s'agit d'un débat, prendre de la distance est essentiel pour aiguiser son écoute. À  ce sujet, je recommande à  mes clients de lire Les quatre accords toltèques. Ce livre apprend à ne jamais se sentir visé personnellement par une question. Soit un état d'esprit qui favorise la dénonciation des procédés rhétoriques de façon ludique, pour mieux reprendre la main. Souvenez-vous du : " D'abord je n'aime pas cette méthode. Je ne suis pas votre élève, et je n'accepte pas le débat de cette façon là..." De François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing.

Déstabiliser  

Bien connaître ses dossiers ne fait pas tout. Les contrepoints pour déstabiliser un contradicteur sont un grand classique du débat télévisé. Charles Pasqua y excellait. Ils permettent de ralentir le flot de paroles de vos opposants en perturbant l’attention avec des mimiques ou des haussements d'épaules. Verbaux, ils interrompent l’argumentation par des remarques, précisions ou exagérations. Face à Bernard Tapie en 1989,  le " Grotesque " de Jean-Marie Le Pen fut à l'origine d'un clash historique.

Dominer

Enfin, pour prouver que vous dominez vraiment les échanges, à l'issue de chaque séquence débrouillez-vous pour avoir le dernier mot. Les plus de vingt ans ont encore en mémoire cette réplique mémorable entendue en avril 1988 : "Mais vous avez tout à fait raison Monsieur le Premier Ministre."

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Rédigé par DMT

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