communication non verbale

Publié le 2 Janvier 2017

Le langage corporel au cœur de la prise de parole en public

Citer dans un même contenu pédagogique Jean-Claude Martin, Guy Barrier, Jean-Pierre Veyrat, Philippe Turchet, Joseph Messinger... Le projet tenait de la gageure tant ces auteurs sont réservés les uns vis à vis des autres. Pourtant, quand ELEPHORM, le leader des formations en ligne, m'a demandé de réfléchir à un module sur la communication non verbale, j'ai immédiatement pensé à les associer. Après tout, chacun d'eux a contribué à ma compréhension du rôle majeur de la gestuelle lors d'une prise de parole en public. Ce que je n'avais pas anticipé, c'est le temps que j'allais consacrer à la relecture de mes cours de Synergologie suivis il y a dix ans. Ni à celle de mes notes prises lors des dernières sessions en Programmation Neuro Gestuelle animées par Joseph Messinger et son épouse en 2012. Bien sûr, en une heure et vingt leçons, il n'est pas question de devenir un expert. En fait, c'est en journaliste devenu media trainer que j'ai imaginé cette vidéo. Avec un objectif : transmettre des clés d’observation et d’analyse du langage corporel à tous ceux qui souhaitent optimiser leur communication interpersonnelle. Puis, donner envie de se référer au PDF annexe où figurent une dizaine d'ouvrages et de sites Internet afin d'aller plus loin sur le sujet.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Lire - voir, #Communication non verbale

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Publié le 12 Décembre 2016

Cette vidéo traînait dans mes tiroirs depuis le mois de septembre. Repérée grâce à Quotidien, je me devais de la mettre en ligne avant mon intervention à Sciences-Po Grenoble de cette semaine. Oui, ce blog me sert également de support de cours sur le média training. L'intérêt de cette séquence c'est qu'elle illustre deux aspects de la communication interpersonnelle présents lors d'un passage radio ou TV. Le premier à trait à notre mode de perception du monde. Vous vous souvenez sûrement du modèle Tête, Cœur, Corps de nos aînés, enseigné dans toute bonne formation en prise de parole. Depuis l'antiquité, la tradition méditerranéenne joue de ces trois registres pour bâtir un discours. La tête donne les arguments. Le cœur permet de choisir parmi eux. Le corps les exprime. Sauf que des centaines d'années plus tard, la psychologie et les sciences cognitives nous apportent une mise en perspective particulièrement utile pour qui veut se faire comprendre du plus grand nombre. Trois modèles de représentation mentale : les Cérébraux (tête), les Affectifs (cœur) et les Actions-Sensations (corps) sont représentés dans le public. Il vous suffit d'illustrer vos propos respectivement par un chiffre, une anecdote ou des exemples, pour toucher chacune des catégories qui composent votre auditoire. Deuxième avantage de cet extrait, il met en exergue l'importance d'une zone clef de notre visage : les sourcils. Saviez vous que lorsque nous rencontrons quelqu'un ils se lèvent en 1/16e de seconde ? D'où peut-être l'origine de l'expression saluer du regard. De même, c'est le désir de montrer à l'autre que nous l'associons à notre univers, qui nous fait lever les sourcils lorsque nous l'écoutons ou lui parlons. C'est eux enfin, qui permettent à nos interlocuteurs de comprendre nos principales émotions. Relevés haut sur le front, comme ici avec le gouverneur de la Banque de France, ils signent par exemple la surprise (ou l'intérêt). L'ouverture en grand de nos yeux, permettant de mieux voir et donc de mieux comprendre une situation. Voilà, il ne vous reste plus qu'à visionner attentivement le montage réalisé par l'équipe de Yann Barthès, pour trouver le profil de François Villeroy de Galhau.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Décryptage

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Publié le 28 Novembre 2016

Formidable télévision. Elle nous donne chaque jour l'occasion d'observer les comportements des grands fauves qui nous gouvernent. Lorsque deux chef d'État se rencontrent, il est toujours intéressant d'étudier leurs salutations. À commencer par la  façon dont ils se serrent la main. Un signe de politesse qui remonterait au moyen-âge. Époque où il était important de signifier à un interlocuteur qu'une dague n'était pas cachée dans sa manche pour le poignarder. Or il se trouve qu'une explication plus scientifique semble donner raison à Aristote pour qui " L'homme est par nature un animal politique ". Nous ne ferions en fait qu'échanger des molécules semblables à celles que les animaux reniflent chez leurs congénères. Non d'un chien, nous voici plongés en pleine éthologie politique. De quoi apporter un double éclairage à cette photo prise dimanche soir. Tout dans la posture d'Alain Juppé montre que les... couteaux tirés entre les deux finalistes de la primaire à droite viennent à peine d'être rangés. Quand à pouvoir sentir celui qui quelques heures auparavant était encore son adversaire, pas sûr que le maire de Bordeaux y arrive. Les parfums nauséabonds de la campagne crispent encore son visage. Dans le domaine de la lecture du langage corporel, Joseph Messinger a été l'un des premiers à s'intéresser à ce code social si courant. Selon l'auteur de La grammaire des gestes, une personne qui s’apprête à serrer la main et dont le bras reste en angle droit, collé contre ses côtes, n’a rien à offrir. La règle universelle du degré de spontanéité lisible à l'amplitude d'un geste est ici parfaitement illustrée. L'image se passe de commentaire quant à l'envie du perdant de saluer le vainqueur. Le même cliché pour illustrer une rencontre entre deux négociateurs, en dirait long sur le rapport de force qui s'établirait entre eux. Mais là, il serait à l'avantage de celui qui garde la main près du corps. Autre contexte, autre sens. Au fil des JT, il est tout à fait possible de poursuivre cette lecture non verbale des poignées de main. Un dirigeant tient en même temps le coude de son homologue ? Celui qui initie ce double contact cherchera à influencer, voire à manipuler dès qu’il le pourra. Il prend la main de son hôte entre les siennes ? Acte faussement amical, ce geste n’est qu’illusion. Enfin, vous remarquez qu'un président serre la main droite de son visiteur en posant sa main gauche sur son épaule droite ? Derrière le symbole d'estime ce profile un marquage de dominant. L'autre dirigeant est vécu comme un inférieur qui doit le respect.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Décryptage

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Publié le 18 Novembre 2016

Primaires de la droite et du centre : des candidats à regarder au fond des yeux

Dans son livre Leurs gestes disent tout haut ce qu'ils pensent tout bas, le synergologue Stephen Bunard aborde ce qu'il appelle " les paupières lourdes ". Ce phénomène à peine perceptible à l'oeil nu, où l'une de nos paupières peine à remonter en situation de fatigue émotionnelle. Et l'auteur de citer Dominique de Villepin au fil de l'affaire Clearstream, ou encore Manuel Valls, soumis à un stress de performance lorsqu'il était ministre de l'Intérieur (page 221). Dans cet ouvrage particulièrement fidèle au contenu des formations dispensées par Philippe Turchet, se trouve une clef de lecture des plus étonnantes. Il ne vous aura en effet pas échappé qu'Alain Juppé a, sur cette capture d'écran, la paupière droite plus basse que la gauche. Soit le " signe qu'il peut y avoir une émotion plus clairement positive" (page 222). Si maintenant je vous précise que ce plan a été saisi alors que Nicolas Sarkozy était interrogé sur le financement de sa campagne de 2007 par la Libye, vous en tirez quelle conclusion ? Les yeux sont le reflet de l'âme dit le dicton. Ils méritent dans le domaine de l'étude du langage corporel toute notre attention. Une autre manifestation de la fatigue émotionnelle peut se lire via un sanpaku. Un mot japonais signifiant littéralement  " trois points blancs ", utilisé en communication non verbale lorsqu'en plus de ceux se situant à sa droite et à sa gauche, un troisième point blanc est présent en bas de l'iris. Soit exactement ce que nous donne à voir à ce moment du 3e débat des primaires, l'ex président de la République. Quand au challenger François Fillon, la rareté de ses clignements d'yeux traduit une grande maîtrise émotionnelle. En 1974 VGE voulait regarder la France au fond des yeux. En 2017, ce sont les français qui auront intérêt à regarder au fond des yeux les candidats.   

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage, #Communication non verbale

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Publié le 11 Octobre 2016

Stéphane Le Foll surpris en pleine rumination ?

Sympa, Stéphane Le Foll a un comportement aussi spontané que celui des enfants avec lesquels il se trouve. Effet des neurones miroirs ? Pas vraiment. Disons plutôt que la traduction en gestes de nos états émotionnels est universelle. Ici, en pleine campagne d'information dans le cadre de la Semaine du goût, ce proche de François Hollande adopte très vite la position du danseur (vous me direz, il est déjà habitué à celle de l'équilibriste). Pendant que Guillaume Gomez, le chef de l’Élysée, assure l'animation de la classe, monsieur fait l'école buissonnière mentale. Preuve en est à 0.02" sur cette vidéo mise en ligne par Robin Prudent. Le croisement du pied gauche en scoubidou avec la pointe au sol est net. Une pensée parasite est-elle en train de le traverser ? Selon Joseph Messinger : " Quand la plante du pied quitte la terre, c'est qu'il y un problème au sommet de l’immeuble ". De fait, selon les principes de la PNG, lorsque le poids du corps repose sur la jambe droite, c'est notre cerveau gauche qui est activé. Celui du raisonnement et de la logique. Son hémisphère droit déconnecté, le porte-parole du gouvernement est probablement en pleine réflexion intérieure. Avec le risque, s'il maintient sa posture, de désactiver son imagination et de laisser la porte grande ouverte au doute et à l'anxiété. Un ministre de l'agriculture... en pleine rumination, ce serait un comble.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Sourire

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Publié le 27 Septembre 2016

Premier débat TV, et déjà Trump tire la langue

Ils doivent se retrouver deux fois encore en direct. D'ici là, Donald Trump a intérêt à se choisir de meilleurs arguments pour attaquer son adversaire. Cette nuit, le candidat républicain s'est littéralement tiré une balle dans le pied en pointant du doigt le caractère d'Hillary Clinton. De quoi faire sourire la démocrate et avec elle, c'est une première, le public censé rester muet. Or, même sans le son, nous pouvons voir que Trump s'est rendu compte de son erreur. Il suffit de l'observer à partir de 0.59 sur cet extrait, puis à 1.04. Deux séquences où le milliardaire tire la langue. Il ressemble ici à un élève en pleine difficulté, qui tomberait à l'oral sur un sujet qu'il n'a pas révisé. En présence d'une caméra, le langage corporel crève l'écran. Le primat de la communication non verbale est tel, qu'il fit prédire la victoire de Kennedy sur Nixon à ceux qui les avaient vu débattre à la télévision en 1960. Depuis, Mc Luhan et les théories mimétiques sont passés par là. Le médium est devenu le message et chacun peut ressentir au plus profond de lui ce qu'éprouve l'autre en le regardant. Les électeurs républicains n'ont pas fini de tirer la langue.

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Publié le 26 Juillet 2016

"Je fais ce que me demande Christian Estrosi," a pris pour habitude de déclarer Philippe Pradal, le maire de Nice. Effectivement, sur cette photo tout dans la posture du premier magistrat niçois relève de la plante verte de luxe. Particulièrement son ancrage du poignet droit. L'un des Refrains Gestuels Invariables (RGI) identifiés par Joseph Messinger. Associée à des personnalités qui agissent d'abord, réfléchissent ensuite, cette position des mains semble signer le pacte passé entre les deux élus. Une version revisitée du sois beau (dans ton costume) et tais-toi ?

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale

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Publié le 25 Juillet 2016

Vu sur le compte Twitter de Patrick Vatte, ce montage photo d'un geste qui fut longtemps l'un des marqueurs du langage corporel de Jacques Chirac. Le pouce et l'index qui se rejoignent lors d'une prise de parole en public, Joseph Messinger appelait cela le " cercle digital ". Décliné de haut en bas, tel un piston, il constitue pour l'auteur du best-selller Les gestes qui trahissent les politiques , " le sous titre incontournable d'une promesse ou d'une garantie impossible à tenir ". À lire les commentaires qui ont suivi sa publication, les internautes ne semblent pas dupes de son caractère bidon. Dans le meilleur des cas il traduit chez le (la) politique qui y recourt, un souci de précision. La même que celle utilisée pour tenir délicatement un timbre de collection. En média training, cette pince du bout des premiers doigts de la main, les autres relevés façon plumes de sioux, souligne les limites de l'approche comportementaliste de certains confrères. Quand une gestuelle devient parasite, le discours qu'elle est sensée illustrer en perd toute crédibilité. Si au sein d'une organisation, plusieurs membres s'expriment gestuellement à l'identique, c'est même du grand guignol. Avec beaucoup de marionnettes pour un seul tireur de ficelles : le consultant en communication. À moins qu'il ne s'agisse d'une illustration des neurones miroirs, si chers à Jean-Michel Oughourlian et à sa théorie mimétique. Mais si je vous dis que leur découverte est née de l'observation de singeries...

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Publié le 16 Juin 2016

 

Nos gestes constituent un langage inscrit dans la mémoire affective de chacun. Mais parlent-ils de nous ou pour nous ? Le contexte et le type d'interaction donnent une première réponse à cette question. Je recommande pour aller plus loin sur ce sujet de visiter le nouveau site de Jean-Pierre Veyrat. Son article d'introduction à ses dernières formations au BODY-SPEAKING ouvre plusieurs pistes de réflexions. Il suggère aussi une source inépuisable de contenus pédagogiques issus de l'Analyse Morpho Gestuelle. Plus qu'une nouvelle théorie, l'AMG se révèle être une méthode particulièrement opérationnelle de décryptage du body-speaking. Elle distingue la gestuelle de communication à travers l’observation d’une posture, d’un geste ou d’une mimique particulière à un moment donné ; la gestuelle de relation, quand elle sert à exprimer la nature de l'échange instauré avec son interlocuteur et enfin la gestuelle récurrente et habituelle, au point d’en devenir une forme de signature corporelle. Journalistes TV qui voudraient apprécier la crédibilité gestuelle de leurs invités, comme RH en situation de recrutement, nombreux sont les professionnels qui trouveront avec elle une grille pratique d’analyse du comportement individuel, reposant sur un ordonnancement rigoureux.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale

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Publié le 1 Juin 2016

Pourquoi regarder le JT de David Pujadas apprend à rester maître de soi

Une fois n'est pas coutume, je publie sur ce blog un article mis en ligne sur un autre support. Merci au JDN pour son accueil.

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