communication non verbale

Publié le 25 Avril 2018

Trump, Macron : l'image qui vaut mille maux

Sans aller jusqu'à l'épouillage évoqué par le JDD*, il est évident que l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. J'en veux pour preuve cette capture d'écran, abondamment commentée sur les réseaux sociaux. Comme la plupart des chefs d'État, Donald Trump est un dominant. En prenant par la main Emmanuel Macron, le président américain donne à voir au monde entier qu'il compte bien mener la danse lors de cette visite officielle. Voire qu'il considère son homologue français comme un... enfant dans la cour des grands. Une image mentale comparable à celle désastreuse de Lionel Jospin en 2000 au Proche-Orient, se faisant caillasser après ses propos sur le Hezbollah. Elle risque de coller longtemps à Emmanuel Macron dans l'inconscient collectif, mettant à mal son storytelling de JFK européen. C'est le service com' de l'Elysée qui doit pester. Et le locataire de la maison Blanche qui doit bien rigoler de ce nouveau coup de sale gosse. 

*https://www.lejdd.fr/international/pourquoi-donald-trump-et-emmanuel-macron-se-touchent-ils-autant-3635504.amp?__twitter_impression=true

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Publié le 11 Mars 2018

Le CJD d'Amiens m'a demandé courant février d'intervenir lors d'une soirée plénière consacrée à Lie to Me. Une illustration supplémentaire de l'intérêt porté par les entreprises au langage corporel. Une opportunité, en ce qui me concerne, de revenir sur ce que j'ai pu apprendre aux côtés entre autres de Philippe Turchet, Joseph Messinger et Jean-Pierre Veyrat. Le principal enseignement que j'ai retiré de mon parcours en communication non verbale, c'est qu'en lien  avec nos pensées et nos émotions, notre comportement observable donne de précieux indices sur notre état interne pour qui sait y être attentif. Mais qu'il ne faut surtout pas tomber dans l’interprétation sauvage. Prenons par exemple les micro-démangeaisons du nez, si populaires depuis l'affaire Bill Clinton Monica Lewinsky. Vous en retrouvez un exemple avec cette capture d'écran de Jonathan Daval. Elle a été effectuée à partir

d'un reportage lors de la marche blanche organisée en mémoire de son épouse Alexia. Curieusement, Nicolas Sarkozy adoptait le même geste lors de son premier G8. L'état dans lequel il démarra son début de conférence de presse, passablement troublé après un entretien avec Vladimir Poutine, souleva à l'époque de nombreuses interrogations. Cela en faisait-il pour autant un menteur ?

Séquence 1 Sarkozy G8  : micro-démangeaison base narine gauche
Séquence 1 : micro-démangeaison base narine gauche

 

Séquence 2 : pincement nez pouce index

En fait, la chose est plus subtile. Lorsque un sujet comme sur la Séquence 1 a le bas de sa narine gauche qui le picote, c'est que quelque chose dans ses propos n'est pas clair. Au minimum une omission, parfois bien plus. Cela pouvant aller jusqu'au mensonge. Lorsqu'il s'agit de la droite, c'est dans les paroles d'autrui que se situe le flou. Ou le loup si vous préférez. Une mécanique neurovégétative bien huilée, qui déclenche de façon universelle un afflux sanguin sur la zone du museau, accompagnée de picotements aussi légers que nombreux. Si la zone du nez s'avère l'un des principaux sièges du non-dit, ce n'est pas toujours négatif. En situation d'écoute elle peut signifier un profond intérêt pour ce qui est dit. Démonstration par l'image avec cette autre archive qui remonte à

2009. Patrick Devedjian, alors ministre en charge de la relance économique, entend Nicolas Sarkozy déclarer : "Je me battrai pour qu'il reste des usines en France." Plus qu'une remise en cause des propos tenus, cette caresse sur le bout du nez traduit plutôt un collaborateur curieux de connaître les solutions envisagées par son patron, étant l'un des premiers concer...nez. Une demande de mise... au parfum en somme. Mais venons en à ce qui a fait le buzz du week-end, le lapsus d'Edouard Philippe samedi, lors de son discours pour le lancement officiel du comité d’organisation de la Coupe du

monde de rugby 2023. Tête penchée, regard hors de son texte, le pincement de nez fugace du Premier ministre via le pouce et l’index, indique un besoin évident de se couper  momentanément de son auditoire. Histoire de revenir promptement à soi (comme précédemment Nicolas Sarkozy en séquence 2) et d'en finir ici avec un fou rire naissant. Ce geste traduit généralement une situation qui ne se passe pas vraiment comme nous le souhaitons. On le retrouve chez de nombreux entraîneurs de foot, lors de matchs difficiles pour leurs équipes. Notez que le pincement nasal primo ministériel est prolongé par un bref aller retour à sa base. Il s'agit là d'un coup de balais mental, afin de se retrouver en cohérence avec ses valeurs.  Déclarer : " La France suce "  a effectivement de quoi inciter à faire le ménage dans sa tête. En fait, notre nez symbolise l’image que l’on a de soi-même autant que celle que l’on se fait des autres. Nous le sollicitons sans nous en rendre compte à maintes reprises dès que nous sommes en société. Vous l'aurez compris, interpréter une micro démangeaison, quel que soit l'endroit du corps concerné, ne se pratique pas à vue de... nez. Cela demande de prendre en compte le contexte verbal, ainsi qu'un faisceau de plusieurs signes congruents avant de conclure à la traduction d'un sentiment spécifique.

Ce sujet vous intéresse ? Je vous invite à découvrir mon offre de formations sur mon site pro.

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Publié le 22 Février 2018

Captures d'écrans

Captures d'écrans

Vous connaissez sûrement cette phrase digne d'un politique et signée Léon Zitrone : " Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi. " Elle semble aujourd'hui écrite pour Laurent Wauquiez. Après l'audience particulièrement faible lors de son passage à L'Emission politique sur France 2, le patron des Républicains se devait de réagir. Philippe Moreau-Chevrolet a été l'un des premiers à affirmer sur le plateau de C à vous que les enregistrements prévisibles lors de son cours à l'EM de Lyon relevaient du coup de com'. Un sondage publié ce matin par ELABE lui donne raison. Il indique que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sort renforcé à droite de cette polémique. Par contre, pour le reste des français son image est dégradée. Qu'importe, à une époque où il suffit de faire 25 % au premier tour d'une présidentielle pour se qualifier au second. Se constituer un socle de fidèles, quitte à siphonner les voies du FN au grand dam des plus modérés de son parti, tel paraît être l'objectif dune telle sortie. Hier, l'un des membres de mon réseau sur Linkedin, regrettait que je trouve cette posture au final plus proche d'Emmanuel Macron que de Trump. Pourtant, c'est bien en jouant la carte de la transgression, tout comme l'a fait jusqu'ici le chef de l'Etat, que Laurent Wauquiez construit son statut  d'opposant numéro 1. Jean-Louis Debré au perchoir, Joseph Messinger avait pu observer à loisir les refrains gestuels de nos députés d'alors. Il classait le successeur de Jacques Barrot dans la famille des " Cartésiens " (bras gauche, pouce droit, oreille gauche pour le téléphone). Voici ce qu'il disait de ce profil en 2006 dans son livre Les gestes des politiques, publié chez Flammarion. " Chez le cartésien, la pensée et le raisonnement priment sur l'action ou la réalisation. (...) Il cherche avant tout à ce que son entourage connaisse ses qualités ou ses capacités pour se sentir exister aux yeux des autres. (...) Les cartésiens sont un peu trop rationnels dans la forme avec un potentiel émotionnel décalé. (...) Ses détracteurs le croient plus naïf qu'il ne l'est en vérité et ils oublient de se protéger. (...) Quand il dispose du pouvoir, il se transforme en profil mutant Tribal Cartésien, tout et son contraire. Déguisé en Tribal, le cartésien est redoutable." Nous voici avertis.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu, #Communication non verbale

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Publié le 11 Octobre 2017

Amusant, aujourd'hui l'esprit de Joseph MESSINGER m'accompagne. D'abord avec cet article  publié ce matin sur le site du Figaro. Armelle DEUTSCH y confie avoir lu " Ces gestes qui vous trahissent " avant d’interpréter son personnage de femme Harcelée. Film TV à voir ce soir sur France 2. Puis il y a eu cette vidéo mise en ligne par le site de l'Elysée. Emmanuel MACRON et Gilles KEPEL adoptent le même croisement de jambes. De type masculin préciserait le fondateur de la Programmation Neuro Gestuelle. Effectivement les femmes font plutôt reposer leur jambe gauche sur la droite. D'aucuns me feront remarquer qu'une telle position, sans boucle de rétroactions, bustes divergents, laisse penser que chacun des deux intervenants  joue sa propre partition. Peut-être. Ce qui est sûr en revanche, c'est que Daniel COHN BENDIT est clairement impacté  par les propos tenus. Observez comment ses chevilles croisées  en mode psycho rigide selon la PNG, droite sur gauche, adoptent la position inverse (psycho flexible) lorsque le président  de la République évoque l'hymne  européen. À  0'24 nous voyons même les " quilles " de l'éternel soixante-huitard s'étaler d'aise. Une posture fort peu protocolaire, habituellement reproduite par les hommes de pouvoir. À  croire que lorsqu'il s'agit de l'Europe,  Dany le Rouge se sent partout comme chez lui et avec n'importe qui.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Au fil de l'actu

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Publié le 28 Septembre 2017

LCI dit merci à qui ? Avec sa citation plus qu'approximative de sœur Emmanuelle, pardon d'Angela Merkel, Laurent Wauquiez assure une sacrée pub à l'émission 24h Pujadas. Le candidat à la présidence des Républicains s'est en effet avancé un peu vite en prêtant à la chancelière  " Une fin de non-recevoir quasi-immédiate " au discours d'Emmanuel Macron sur l'Europe. L'équipe de Quotidien ne s'y est pas trompée. Relayant sur Twitter cet extrait où David Pujadas revient sur les propos de son invité. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes y donne l'illustration de l'expression " perdre la face " à  0,31". Son sourire laisse place à une mine déconfite, avant de plonger du regard à gauche pour mieux repartir à l'attaque : " Ah si, si, je vous le confirme..." Le trouble n'aura été perceptible qu'une 1/2 seconde. C'est peu, mais suffisant pour entamer son capital confiance. Avec la sympathie et l'autorité, c'est l'un des trois piliers de l'image publique d'un politique. Mais après tout, est-ce si important pour le champion de la droite qui... s'assume ?

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Au fil de l'actu

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Publié le 17 Juillet 2017

Emmanuel Macron à l'épreuve du body-speaking
Du Monde.fr à Libération.fr, la crise ouverte entre Emmanuel Macron et l’armée ne cesse d'interroger. C'est dire si le partage de Jean-Pierre Veyrat ce week-end sur LinkedIn est d'actualité. Après le " Je suis votre chef ! " du président de la République le 13 juillet au ministère de la Défense, ce négo-analyste pose la question : " Jupitérien et tempérament bilieux se rejoindraient-ils ? "
 
Un regard croisé audacieux entre le comportement observable du chef de l'Etat et l'un des six profils établis par l'Analyse Morpho Gestuelle. Pour information, l’A.M.G recherche essentiellement à définir ce qui caractérise le body-speaking d'une personne. Soit l'ensemble des attitudes corporelles susceptibles de renseigner sur son caractère et son histoire. (D'où le stage Evaluer la crédibilité d'un invité lors d'une émission TV, parmi mes formations.) Je laisse à chacun le soin de savourer les lignes qui suivent. Extraites d'Aperçus du langage corporel*, elles dessinent le portrait d'un homme qui pourrait ne pas apprécier que l'on soit... En Marche sur ses plate-bandes.

" Définir caractériellement le bilieux, c’est aussitôt évoquer son sens de la rigueur et son besoin d’affirmation tant ces deux traits sont saillants dans ses façons d’être, de penser et d’agir.
 
Rigoureux est sans nul doute le qualificatif le mieux approprié au comportement du bilieux dans la vie comme dans le travail. C’est un tempérament énergique, très attaché aux principes, doué d’un esprit d’organisation et de synthèse développé, qui est habitué à exiger beaucoup de lui même et des autres.
 
Parallèlement, il est mû par une tendance prononcée à vouloir s’affirmer et à dominer. C’est quelqu’un de foncièrement volontaire et directif qui a un sens aigu de l’autorité et qui met beaucoup de détermination dans ce qu’il entreprend avec le souci d’aller toujours à l’essentiel. En groupe, le bilieux a une démarche prudente et réservée. il est discret et affable, mais sans détours dans ses propos.
 
Au passif de ce tempérament, on retiendra son contact difficile dû à son caractère entier et ombrageux dès qu’on ose remettre son autorité en question, à ses colères blanches d’une rare violence. Il est capable, face à une opposition, d’attitudes cinglantes, voire blessantes. "
 
*aux éditions Negorisk, ISBN 2-9517627-0-4

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Décryptage

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Publié le 8 Juin 2017

Formation en ligne communication non verbale lecture du langage corporel

Depuis que j'exerce comme coach en prise de parole, j'en ai vu des gestes mécaniques. Or seule l'authenticité permet d'être inspirant. En témoigner m'avait motivé à enregistrer pour Elephorm une formation en ligne sur le langage corporel. C'est dans ce même esprit que j'ai conçu mon dernier stage. Dédié aux fondamentaux de la communication non verbale, il se décline également en ateliers interactifs et conférences. Ludique dans le ton avec de nombreuses photos et vidéos d'actualité (dont beaucoup à retrouver sur ce blog), son contenu n'en reste pas moins rigoureux. C'est en effet près de 20 ans d'observations et de lectures que je synthétise dans cette nouvelle offre. En comptant bien sûr mes cours en Synergologie et Programmation Neuro Gestuelle. Sessions auxquelles je dois associer l'apport de l'Analyse Morpho Gestuelle de Jean-Pierre VEYRAT. Car plus encore que les travaux de Joseph MESSINGER ou Philippe TURCHET, l'AMG, avec sa grille de lecture proche de l'écriture TV, a été immédiatement opérationnelle dans mon quotidien de media trainer. Certes, des différences existent entre ces trois disciplines sur le plan méthodologique. Reste qu'un point commun les relie. Celui de faire du langage corporel l'une des clés de l'intelligence relationnelle. De quoi gagner en impact et crédibilité en prise de parole en public comme en interview.

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Publié le 25 Mai 2017

Le bizutage de @EmmanuelMacron  par Donald Trump a donc eu lieu. À voir en images parmi d'autres rencontres au sommet, dans cette compil du Lab d'Europe1. Les expressions du visage du président français : bouche asymétrique, lèvres la plupart du temps en huître (ou qui se referment à 0.34 sur l'expression très heureux), sourire figé. Puis un ton haché dans la déclaration qui suit. Avec le regard d'abord sans repère, le bras droit (dans la distance affective) uniquement en mouvement, parsemé de euh, la tête et le corps agités, traduisent un inconfort émotionnel. Pour aller plus loin sur le plan non verbal en matière de poignées de mains, lire aussi mon article de novembre 2016 à propos du salut entre François Fillon et Alain Juppé, au soir du deuxième tour des primaires de la droite.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Décryptage

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Publié le 10 Mai 2017

Les matinales radio, un bon moyen de mesurer l'authenticité des politiques

Le journaliste d'Europe 1 Antonin André le soulignait mardi 9 mai dans les @GrandesVoix , le documentaire Les coulisses d'une victoire  " ne laisse pas passer un mot de travers ". C'est même à se demander si ce film n'a pas été pensé pour nous convaincre qu'Emmanuel Macron possède les trois qualités du parfait orateur selon Aristote : le bon sens, le bon caractère et la volonté de convaincre son public. Heureusement, ce type de réalisation hagiographique reste l'exception en télévision. Les matinales radio quand à elles, nous donnent chaque jour l'opportunité de percevoir le personnel politique avec plus d'authenticité. Est-ce l'ambiance d'un studio où les micros dominent ? En tout cas, la plupart des invités en oublient la présence des caméras. C'est pourtant elles qui permettent le partage sur les réseaux sociaux des meilleures séquences. Sans compter le fait qu'elles alimentent indirectement la rubrique devenue culte des 4 Q dans l'émission Quotidien. Illustration sur RTL ce mercredi 10 avec Gilles Boyer. À l'image de son regard qui vagabondait durant les premières questions, ce proche d'Alain Juppé a adopté une attitude détachée dès le début de l'interview.  Laissant apparaître une certaine spontanéité à l'antenne. Ainsi ses yeux qui, à 0.44, se sont orientés vers le haut au moment d'évoquer " les circonstances particulières que nous vivons ". Quatorze secondes plus tard, l'ex trésorier de campagne de François Fillon nous donnait à voir une superbe langue de délectation (0.58) à l'idée de nommer Premier ministre son ami Edouard Philippe. Pareille communication non verbale ne pouvait qu'annoncer une baisse de  vigilance mentale. La preuve à 1.01 lorsque, répondant systématiquement par l'affirmative à Elizabeth Martichoux, il affirme que le maire du Havre possède l'expérience requise pour occuper Matignon. Avant de le regretter par un mouvement de tête à 1.03. Ainsi, alors que tous les fondamentaux du media training semblent intégrés : propos de recadrage en début de réponse (0.18), effet de liste sur le droit à la réflexion (0.40) et même phrase omnibus pour se sortir d'un mauvais pas à 1.10 : " Un monde nouveau est en train de s'ouvrir... " une règle élémentaire en prise de parole n'a pas été respectée : le nécessaire alignement Tête, Coeur, Corps. Ici, cela contribue à renforcer le capital sympathie. Dans un autre contexte, un communic'acteur pourrait y perdre de son autorité, voire la confiance du public.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage, #Communication non verbale, #Média training

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Publié le 17 Janvier 2017

J'ai déjà évoqué ici ce que Joseph Messinger appelait la bouche en cul de poule. Il s'agit d'une... figure bien connue en communication non verbale. Quelle ne fut pas ma (bonne) surprise lundi soir sur M6, en découvrant qu'elle était au coeur d'une des scènes les plus réussies du film " Le Prénom ". Agacement, dépit, contrariété… Il est impossible de masquer durablement les sentiments qui nous envahissent. À notre insu, des expressions quasi subliminales parlent pour nous. Appelées chimères en synergologie, il arrive qu'à force d'être répétées notre entourage s'en aperçoive. Pour reprendre une expression de Jean-Pierre Veyrat, elles deviennent un marqueur de notre signature corporelle. C'est exactement ce qui arrive en fin de repas à Patrick Bruel alias Vincent. Sa rapide moue lorsqu'il ne pense pas vraiment ce qu'il dit, a été identifiée par toute sa famille. Elle lui est renvoyée en miroir par Valérie Benguigui qui joue sa soeur, sous la forme d'une grimace ridicule à la Donald Trump. Un fier service qu'elle lui rend. Associées aux effets de l'âge, nos émotions les plus fréquentes finissent par façonner le masque de notre visage. De quoi expliquer au passage l'étymologie du mot personnalité. Un proche qui met les pieds dans le plat comme dans la comédie d'Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, nous permet au final d'optimiser notre body langage.       

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Rédigé par DMT

Publié dans #Communication non verbale, #Lire - voir, #Sourire

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