au fil de l'actu

Publié le 2 Février 2010

"
Etre grain de sel ou grain de sable". Les mots de Daniel Carton expliquant sa vocation de journaliste dans son livre "Bien entendu...c'est off" , je les fais miens ce matin en tant que blogueur.  Et je remercie Daniel Schneidermann avec son neuf-quinze  de m'avoir donné l'envie de pousser un coup de gueule à la René Poujol. Oui, j'en ai marre d'entendre sortis de leur contexte, les propos tonitruants de Georges Frêche. Que voulez-vous, malgré ses nombreuses failles, j'ai beaucoup d'indulgence pour l'ex-maire de Montpellier. Un personnage truculent, qui semble né de l'imaginaton d'un Pagnol ou d'un Rabelais. Il m'a appris le métier d'intervieweur en anticipant toutes mes questions lorsqu'à vingt ans, je réalisais mes premiers reportages radio. Et la presse régionale a toujours fait son miel de ses galéjades. Justement, c'est l'une d'elles qui se retourne contre lui. Prononcée le 22 décembre dernier, en  réplique à une pique de Laurent Fabius, depuis longtemps son ennemi juré au PS, elle ne fait le buzz que depuis fin janvier. Pourquoi ? Hélène Mandroux et d'autres responsables socialistes locaux étaient pourtant présents lorsqu'elle a été dite. A croire que certains à Paris et d'autres en Normandie, veulent la peau du président de la région Languedoc-Roussillon. Outre le papier matinal d'Arrêt sur Image, le lecteur curieux de découvrir les techniques de déstabilisation d'un personnge public, pourra lire avec intérêt "L’assassinat raté de Georges Frêche". Publié en 2008 par Alain Rollat (Editions Singulières), ce livre est un remarquable démontage de l'engrenage médiatique dans lequel semble s'être fait prendre l'un des derniers dinosaures de la politique.

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 17 Janvier 2010





Plusieurs commentaires sur le blog de Jean-Marc Morandini démontrent que les choix éditoriaux de TF1  ne sont pas forcément partagés par tous les téléspectateurs du 20h. Il y aurait donc des limites à l'exploitation télévisée du malheur. Je sais, certains me répondront que c'est pour la bonne cause. Sans scènes de lamentation, point de mobilisation générale ! A d'autres. Ces âmes charitables accepteraient-elles de voir leur propre douleur étalée au JT de Laurence Ferrari ? Et ce, sous prétexte que les cadavres de leurs proches permettent de faire prendre conscience au plus grand nombre de l'importance d'une catastrophe. Est-il vraiment  nécessaire de donner à voir et à entendre l'horreur aussi complaisamment ? Une simple information parlée ne suffit-elle pas à en décrire l'ampleur ? N'est-elle pas suffisamment évocatrice, pour vouloir forcer ainsi avec des images les portes de l'imaginaire ? Comme "on" dit sur France 2 : à vous de juger...

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 25 Novembre 2009

Lu ce jour sur le site du Point, l'article de Jean GUISNEL consacré à la dernière initiative du Sirpa Terre : sensibiliser gradés et simples soldats du rang aux bonnes pratiques médias. La grande muette avait déjà mis en place depuis plusieurs années, un programme important de formations pour ses officiers de presse. De prestigieuses signatures, comme de plus modestes (dont votre serviteur), ont ainsi franchi l'enceinte de l'Ecole militaire. Leur mission ? Témoigner du fonctionnement des médias. De mes séances de média training pour la DICOD, je conserve le souvenir d'officiers pour la plus part de bonne foi, mais peu adaptés au "format TV." Trop longs, trop jargonneux, pas toujours en empathie avec l'opinion publique. Leurs travers sont finalement assez proches de ceux que je retrouve chez de nombreux dirigeants. Sauf qu'en entreprise, la communication fait partie intégrante de la stratégie. A en juger par la piètre qualité du dialogue interarmées, les formations pour mieux communiquer sur un théâtre d'opération ne font que commencer...

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 15 Novembre 2009

Bien sûr que l'on ne peut que rire en visionnant cette vidéo signée Pierre Lenuage. Je l'ai visionnée pour la première fois grâce à une amie qui me l'a envoyée par mail en début de WE. Depuis, j'ai pu me rendre compte qu'elle est présente sur plusieurs plateformes de partage. En quête d'infos sur son auteur, mes recherches m'ont conduit sur des sites affiliés au Front National. Du coup, j'en suis tout comme Bruno Roger-Petit sur son blog, à m'interroger sur la finalité de ce document. Et de me demander si tous ceux qui font circuler cette parodie, ont conscience de s'inscrire dans une opération de marketing viral, au service des idées du FN.
 

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 26 Octobre 2009

Burka, candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, affaire Frédéric Mitterrand.... Chaque matin, recevez dans votre  boîte mail le "neuf-quinze" de Daniel Schneidermann. Gratuite, cette chronique sur une dominante médiatique (souvent politique) et ses coulisses, est proposée à tous les abonnés ou simples visiteurs  du site Arrêt sur Images.net. Certes, il y a des jours ou le chroniqueur TV de Libération semble s'être levé du pied gauche (sans jeu de mots) tant il est remonté contre ceux qui nous gouvernent et leurs communicants. Il n'empêche, le recul qu'il permet de prendre sur l'actualité devrait être reconnu d'utilité publique. Pédagogique autant que militant, ce démontage matinal des coulisses de l'info, permet de passer  du statut de consom'mateur  à celui de consomm'acteur des médias.

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 11 Septembre 2009

Elle est certainement la vidéo polémique de la rentrée. Il s'agit, bien sûr, des propos du ministre de l'intérieur tenus le 5 septembre dernier, lors de l'université d'été des jeunes UMP à Seignosse. Sur ce document mis en ligne par "Le Monde", Brice Hortefeux pose pour une photo souvenir en compagnie d'un jeune militant d'origine magrébine. "Il ne correspond pas du tout au prototype", plaisante alors le locataire de la place Beauvau, avant d'ajouter la phrase de trop : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes". Classe, puis pas classe auraient pu commenter les Robins des Bois.... Je ne reviendrais pas ici sur l'explication plus qu'alambiquée que Brice Hortefeux à donné par la suite à ses propos. Ceux qui l'ont déjà croisé, connaissent son humour. Il est loin d'avoir la légèreté d'une eau minérale auvergnate... Trois enseignements sont néanmoins à tirer de cet épisode landais. Le premier, mais je me répète, est qu'aujourd'hui tout propos public de responsable politique ou d'entreprise est susceptible d'être mis en ligne sur une plate forme de partage. L'heure est donc à la vigilance et à la retenue. La deuxième, c'est qu'une polémique chasse l'autre. Qui parle encore du livre dénonçant la triche lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS? La troisième est la confirmation que nous sommes bien  dans l'ère du journalisme plurimédia. Ainsi, c'est depuis le site Internet du Monde que le buzz a commencé et c'est sur celui du Parisien qu'il s'est poursuivi avec l'interview du jeune militant UMP concerné. Qui a dit que la presse écrite ne savait pas s'adapter face à la concurrence d'Internet?

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 10 Janvier 2009

Ecrivain, psychosociologue, formateur en relations humaines, Jacques Salomé rêve qu'un jour la communication puisse être enseignée à l'école comme une matière reconnue à part entière. Pour lui,  l'espace de la vie de tous les jours doit être un lieu d'écoute et de réelles rencontres.
Jacques Salomé animera une conférence à
Lognes vendredi 16 janvier 2009 intitulée  "Le courage d'être soi" ainsi qu'un séminaire de formation les 17 et 18 janvier 2009 sur le thème "Pour ne plus vivre sur la planète taire*".


DMT : Jacques Salomé, vous avez déclaré "Il est important, non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années". En ce début 2009 cela me paraît constituer de très beaux vœux à souhaiter.


JS : C'est vrai que l'année 2009 s'annonce difficile sur plusieurs plans, mais ce que j'ai remarqué au cours de mon existence, c'est que les périodes de crise suscitent des découvertes, des réajustements, une créativité et la mise en jeu de ressources qui  restaient inexploitées chez beaucoup d'entre nous.J'espère que cela va nous pousser à redéfinir plusieurs de nos enjeux de vie, à retrouver des priorités plus essentielles, à nouer des solidarités plus grandes et surtout à confirmer des possibles pour d'autres alternatives de consommation, pour libérer plus d'amour peut être.

DMT : Dans votre livre : Le courage d'être soi, vous écrivez : "Derrière chaque peur, se cache un désir." Quel peut-être selon vous,  le désir individuel ou collectif qui se cache derrière la crise économique actuelle ?

JS : Oui derrière toute peur se cache un désir Si j'ai peur que ma blonde me quitte, mon désir est que nous puissions rester ensemble le plus longtemps possible. Derrière la crise économique actuelle se cache le désir de se réapproprier un pouvoir de vie sur notre existence. De ne plus se laisser définir par les intérêts des multinationales ou de personnes décisionnelles qui sont asservies au pouvoir de l'argent. Il y a en effet chez de plus en plus d'hommes et de femmes le désir de se sentir plus en accord entre ses aspirations profondes et son quotidien. Il y a au delà du désir le besoin de ne pas se laisser conditionner, ni transformer en consommateur, ni manipuler ou asservi pour des informations non fiables. Il y a le désir plus lointain d'une gouvernance planétaire, qui puisse gérer les ressources de la planète sur laquelle nous vivons comme un bien commun. Oui je suis persuadé que la crise va faire émerger de nouvelles prises de conscience et de nouvelles actions pour mieux se respecter, s'aimer et rester fidèle à soi même.

DMT : La prise de parole en public est parfois une véritable épreuve. Quel conseil pourriez-vous donner à tous ceux qui redoutent  pareille exposition ?

JS : Le seul conseil que je puisse proposer, alors que je donne des conférences depuis 40 ans devant des publics variés de 500 à 2500 personnes, c'est dès le début, quand vous êtes face à la salle, de faire choix de quelques personnes assises au deuxième ou troisième rang et de s'adresser directement à elles. En parlant ainsi, j'ai envie de dire de personne à personne, on rejoint l'écoute des centaines de personnes qui sont autour. C'est aussi de commencer à parler de soi, de ce que l'on ressent à se trouver là, des on émotion ou de son plaisir, de ce que l'on ressent à développer les quelques idées qui vont servir de support à notre présence.

DMT : Samedi 17 et Dimanche 18 janvier, vous allez animer un séminaire de formation sur le thème : "Pour ne plus vivre sur la planète taire". Par manque de mots aurions nous trop de maux ?

JS : Nous sommes effectivement des êtres de relations, et pour la plupart d'entre nous des handicapés de la communication. Mon utopie c'est qu'on puisse enseigner un jour la communication relationnelle à l'école comme une matière  à part entière, au même titre que le calcul, la géographie ou le français. Au coures de ce séminaire je vais proposer quelques règles d'hygiène relationnelles pour favoriser des relations en réciprocité (sans rapport dominant / dominé) des échanges respectueux des points de vue de chacun (parler en apposition plutôt qu'en opposition, privilégier la confrontation plutôt que l'affrontement) des partages où il est possible de se dire et d'être entendu (à travers 4 possibilités: demander, donner, recevoir ou refuser). Bref de proposer des balises, des repères accessibles, transmissibles pour se proposer des communications sans violence. Quand il y a le silence des mots se réveille la violence des maux, si nous comprenons que les maladies sont des langages symboliques, métaphoriques avec lesquels nous tentons de dire l'indicible, de crier l'inacceptable. Savez vous que ce n'est qu'en 1905 qu'on a inventé le permis de conduire (car à la suite de l'Exposition Universelle de 1900, la circulation automobile s'est multipliée par 1000, d'où accidents, conflits, embouteillage puisque chacun conduisait jusqu'alors en fonction de ses propres valeurs et repères. En matière de communication nous sommes en 1905, nous communiquons beaucoup plus (avec des outils de plus en plus performant) mais plus mal aujourd'hui qu'autrefois, il n'y a jamais eu autant de malentendus, de conflits  liés à l'incommunication que ce soit dans la sphère intime, professionnelle ou sociale. Nous avons confondu la communication avec la circulation de l'information, alors que communiquer veut dire mettre en commun à l'intérieur d'un dialogue, d'un partage ou d'un échange.

Renseignement association « Forgerons de vie » Tél. : 01.60.43.39.90 - Port . : 06 77 76 37 57

Tarif préférentiel pour les lecteurs de www.direct-mediatraining.fr sur le séminaire : "Pour ne plus vivre sur la planète taire".

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 19 Novembre 2008


Une musiquette joyeuse  qui n'est pas sans rappeler celle de l'émission TV mythique "La séquence du téléspectateur". Un comédien assis et silencieux mais non dénué d'expression devant une table qui se vide petit à petit des pièces de monnaie qui la recouvre... Avec sa pétition en ligne* pour dénoncer les paradis fiscaux, Pèlerin apporte la preuve qu'il est vraiment un "hebdo du quotidien". Abordant un sujet grave, avec un ton et un format particulièrement adaptés à la toile, ce magazine du groupe Bayard démontre ainsi que l'on peut être catho et parfaitement de son temps.  
 
*à signer sur : http://www.pelerin.info
Lire l'interview de René POUJOL, directeur de la rédaction, à l'occasion de la nouvelle formule de Pèlerin en janvier 2007

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0

Publié le 19 Décembre 2007

François Mitterrand s’économisait, Jacques Chirac se calfeutrait, Nicolas Sarkozy s’expose à toutes les lumières .» Catherine Nay dans Un pouvoir Nommé désir, résume en une formule le rapport que le président de la république à choisit d'entretenir avec les médias. Inspirée par le modèle anglo-saxon, la communication du chef de l'Etat applique le principe selon lequel plus un dirigeant se montre dans sa vie privée, plus il est populaire. Au risque de transformer le moindre reportage politique en séquence de télé-réalité. Or, surprise, c'est de TF1, par la voix de  Patrick Poivre d'Arvor, que nous vient un message de raison. Dans une vidéo enregistrée au sein de la rédaction, le présentateur vedette du 20h nous rappelle combien une affaire sentimentale, même présidentielle,  ne saurait faire la "Une" d'un JT tant qu'elle ne sort pas de la sphère privée. Pour rappel, les premières images de Nicolas Sarkozy et de sa nouvelle compagne Carla  Bruni ont été prises dans un parc d'attraction et non au cours d'une cérémonie officielle à l'Elysée. Et PPDA de dénoncer une "polution du débat" où les sujets du jour : environnement, pauvreté, international..., finissent par être occultés. Belle leçon de journalisme qui ne doit pas faire oublier que LCI, (chaîne info du groupe TF1), fut l'une des premières à diffuser des images du nouveau couple présidentiel… Une vidéo à visionner tout de même sans modération. Tant pour en savourer les arguments, que pour apprécier la communication non verbale particulièrement déployée d'un journaliste TV, réduit habituellement au rôle d'homme tronc.

                                   

PPDA-Sarkozy-Bruni

Voir les commentaires

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

Repost0