Résultat pour “langue”

Publié le 24 Octobre 2013

" Tirer la langue quand on parle ca veut dire quoi ? " A cette question je réponds habituellement qu'il y a plusieurs significations. Elles vont de la délectation à l'expression de la difficulté d'une situation. Illustration de ce dernier aspect avec ces images du vainqueur des primaires PS à Marseille au soir du 2e tour... Et pour en savoir plus sur ce sujet et ne plus jamais donner votre langue au chat, je vous renvoie aux différentes publications de Jean-Claude Martin et Philippe Turchet.

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Rédigé par DMT

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Publié le 27 Mars 2013

En titrant : "Quand Rachida DATI sort sa langue de bois", LeHuffPost signe un bien joli jeu de mots. La sortie de langue est un signe non verbal quasi universel. Sur cette vidéo, celui de l'ancienne garde des Sceaux présente l'intérêt d'être suffisamment long pour rentrer dans la catégorie des gestes emblèmes (comme faire un clin d'œil ou montrer le poing). Produit ici de façon volontaire, il exprime clairement la lourdeur à ses yeux de la question qui lui est posée sur les primaires à Paris. Vous pouvez retrouver pareille mimique chez un enfant en maternelle, lorsqu'il veut faire une grimace à un camarade de classe. A ne pas confondre avec l'expression de la délectation, beaucoup plus rapide car non consciente, et qui se caractérise le plus souvent par un mouvement de la langue allant de droite vers la gauche. Quand à la langue de p..., c'est une autre histoire. Jean-Luc Mélenchon accuse souvent les journalistes d'en être l'incarnation. Au fait, cet extrait de la partie 2 du Grand Journal avait pour thème "l'insulte en politique"...


Quand Rachida Dati sort sa langue de bois par LeHuffPost

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Rédigé par DMT

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Publié le 10 Juin 2019

Allez, en raison du weekend de Pentecôte je reviens sur mon précédent post. Ou plutôt je le complète. Car il n'y a pas que chez un philosophe que les micro-expressions sont amusantes à observer. Chez les politiques il est plaisant de les repérer et de les croiser avec ce qu'ils disent. Tenez, prenez cette interview de Gabriel Attal. Au micro de RMC le jeune ministre en donne à voir trois belles illustrations. À (0.08) d'abord sur " Il y a eu un certain nombre de tribunes " la langue sort rapidement à droite. Cela est très souvent associé à une critique ou à une attaque personnelle. En twittant " Ah mince, tout ça pour ça... " Philippe Moreau Chevrolet a bien cerné l'état d'esprit du secrétaire d'Etat à l'égard des maires qui se rallient à Emmanuel Macron. Arrêtez à (0.44) ensuite. Vous constaterez une magnifique bouche en huître, lèvres pincées à l'intérieur. Micro-expression du fautif ou de celui qui ferait mieux de se taire elle vient ici en réaction aux propos d'Appoline de Malherbe qui relative le nombre de premiers magistrats qui rejoignent le PR. Enfin à (1.19), une courte sortie de langue centrale au moment d'évoquer le Front National souligne la difficulté qu'apporte la présence de ce parti dans le jeu électoral local.

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Publié le 29 Juin 2011

Décomplexé, je suis décomplexé. Ainsi, à l'image de François Baroin, il serait possible d'être nul en anglais mais d'atteindre les sommets de l'Etat à condition d'avoir un solide sens de l'humour. Il semble en effet que sa nomination  à  la tête de Bercy, malgré ce sérieux handicap,  ne soit plus qu'une question de minutes. Déjà, en début de mois, à ceux qui  se moquaient de son niveau en langue, le ministre du budget répliquait avec mordant :   "Je ne savais pas que Nicolas Sarkozy cherchait un interprète". Aujourd'hui, le porte-parole du gouvernement, vient à nouveau de démontrer qu'en politique l'humour permet parfois de se sortir de situations bien difficiles. Alors qu'une journaliste du Petit journal tentait de le pièger après le conseil des ministres en l'interrogeant  dans la langue de Shakespeare avec un très mauvais accent, le fils spirituel de Jacques Chirac a répondu (à  la corrézienne) : "on prendra des cours ensemble". Avant de... tirer sa révérence et de mettre fin  à sa rencontre avec la presse. Savoir mettre les rieurs de son côté, une stratégie qui a plutôt réussi au président de la République, lui même peu doué pour parler british...

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Rédigé par DMT

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Publié le 27 Septembre 2016

Premier débat TV, et déjà Trump tire la langue

Ils doivent se retrouver deux fois encore en direct. D'ici là, Donald Trump a intérêt à se choisir de meilleurs arguments pour attaquer son adversaire. Cette nuit, le candidat républicain s'est littéralement tiré une balle dans le pied en pointant du doigt le caractère d'Hillary Clinton. De quoi faire sourire la démocrate et avec elle, c'est une première, le public censé rester muet. Or, même sans le son, nous pouvons voir que Trump s'est rendu compte de son erreur. Il suffit de l'observer à partir de 0.59 sur cet extrait, puis à 1.04. Deux séquences où le milliardaire tire la langue. Il ressemble ici à un élève en pleine difficulté, qui tomberait à l'oral sur un sujet qu'il n'a pas révisé. En présence d'une caméra, le langage corporel crève l'écran. Le primat de la communication non verbale est tel, qu'il fit prédire la victoire de Kennedy sur Nixon à ceux qui les avaient vu débattre à la télévision en 1960. Depuis, Mc Luhan et les théories mimétiques sont passés par là. Le médium est devenu le message et chacun peut ressentir au plus profond de lui ce qu'éprouve l'autre en le regardant. Les électeurs républicains n'ont pas fini de tirer la langue.

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Publié le 31 Août 2016

Article du jour publié sur Linkedin. Bonne rentrée (politique) à avec ces quelques conseils très... primaires :-)

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Rédigé par DMT

Publié dans #Trucs & astuces à l'oral

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Publié le 29 Mai 2011

Glanée dans la presse en début d'année, je m'étais promis de revenir sur cette information pour la fête des mères. Dans le ventre de sa maman, lorsqu'un bébé entend la lettre "A", sa bouche dessine la forme qui permet d'en imiter le bruit, sans qu'il n'ait jamais vu personne la prononcer.  La voix de celle qui nous porte durant neuf mois, constitue un véritable bain linguistique. D'ailleurs, dès le sixième mois, un fœtus distingue suffisamment les sons pour différencier une langue étrangère de sa langue... maternelle.  Rassurez-vous, lorsque l'enfant parait (pour faire allusion à une récente émission de M VIDARD sur Inter), il ne possède pas pour autant un stock de mots qui le rende capable de vous défier au scrabble. Mais il naît avec un cerveau prêt à structurer une relation. Et la voix de sa maman revêt pour lui un caractère spécial. Maryse LASSONDE en a fait la démonstration en 2010, durant le sommeil de nouveaux nés n'ayant pas plus de 24 h. Il s'agissait  pour cette chercheuse canadienne de faire émettre un bref son de la voyelle "A", comme dans le mot "allô", par la maman de chaque nourrisson, puis par l'infirmière qui les a amené au laboratoire. "Quand la mère a parlé, les scintigrammes ont très clairement indiqué des réactions dans l'hémisphère cérébral gauche, et particulièrement dans le circuit du traitement linguistique et verbomoteur. À l'inverse, quand l'étrangère a parlé, c'est l'hémisphère cérébral droit qui a réagi. L'hémisphère droit est associé à la reconnaissance vocale."  La preuve, pour cette universitaire, qu'il existe bien un lien neurologique entre l'acquisition prénatale du langage et les compétences motrices pour parler. Merci qui ?

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Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

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Publié le 9 Juin 2011

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C'est toujours une gourmandise d'observer lors d'une interview TV, combien gestes et mimiques parlent parfois plus que des mots. Lorsqu'ils sont le fruit d'une réaction limbique, les plus brefs d'entre-eux sont particulièrement révélateurs de la réalité de l'état d'esprit d'un invité. Cette vidéo de Luc Chatel séchant lundi matin sur une question de niveau CM2, en donne de nombreuses illustrations. A commencer dès la première seconde, à l'annonce par Jean-Jacques Bourdin de la Question politiquement concrète. Le ministre de l'éducation tire sa langue en signe de difficulté, avant de se rehausser sur son siège, réflexe de mobilisation du corps et/ou rappel de son autorité. A 0.12", nouveau  jeu de langue, d'abord central entre les dents, puis en brève recherche d'appui intérieur sur la joue gauche. Répétition de l'énoncé pour gagner du temps puis... N'étant pas expert en non verbal mais simple uilisateur en tant que mediatrainer, je laisserai chacun regarder avec attention la suite de cette séquence. Il y a suffisamment de mouvements d'épaule, de torsion du buste,  d'axes de tête, de clignements de paupières à certains moments et d'absence de clignements à d'autres, pour pouvoir pleinement apprécier s'il suffit de déclarer crânement: "On peut se tromper et je l'assume pleinement", pour faire bonne figure.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DMT

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Publié le 29 Décembre 2009

Fin d'année oblige, les bûches de  Noël envahissent les vitrines réfrigérées de nos pâtisseries. Au grand dam de ceux qui  sont écoeurés par tout cet étalage de crème au beurre. Avec la langue de bois c'est pareil. Ca finit par gâcher le goût pour l'auditeur comme pour le téléspectateur. Hélas, 365 jours par an, elle est pratique courante dans les radios et les Télés. Tout l'inverse de ma conception du media training. La parole n' a pas "été donnée à l'homme pour cacher sa pensée" comme l'écrivait Stendhal, mais bien pour la partager. Deux excellents dossiers publiés en ligne par Slate.fr et Arrêt sur Image reviennent sur ce mal bien connu de nos politiques. Dans le premier, vous pourrez retrouver expliquées et illustrées, parmi les principales figures dialectiques  : défocalisation, homophonie, chiasme... Dans le deuxième, ce sont trois journalistes vedettes des matinales : Jean-Jacques Bourdin, Nicolas Demorand et son complice Thomas Legrand qui sont réunis par Daniel Schneidermann pour échanger sur leurs techniques respectives. A voir ou à revoir, l'énervement de Jean-Jacques Bourdin face à  Rama Yade. Ainsi qu'un superbe exemple de détournement dialectique par Martine Aubry, en réponse à une question de David Pujadas sur la querelle Royal Peillon.

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Rédigé par DMT

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Publié le 6 Avril 2016

Y'a pas à dire, Elise Lucet fait tirer la langue aux grands patrons

La très discrète Ariane de Rothschild se serait bien passée de cette publicité. Non content de montrer qu'elle a à prendre en urgence des cours pour lire un discours en public, cette séquence de Cash Investigation lui donne des faux airs de lapin ébloui par les phares d'une voiture. Interrogée par Elice Lucet lors d'une conférence à Paris en marge de la COP21, la présidente de la banque privée Edmond de Rothschild n'en mène pas large. Aux questions concernant la transparence et la lutte contre le blanchiment d'argent : "Essentiels, pour vous, non ?", la dirigeante répond peu assurée, mais avec encore le sourire : "Oui, oui, ben oui." Preuve qu'elle ne passe pas une partie de plaisir, après qu'elle ait déclaré : "Ça je peux pas le regarder ici, c'est interdit.", elle donne à voir une des plus belles sorties de langue de l'entretien. Synonyme de pénibilité, cette micro expression fait penser à celle d'un coureur cycliste lorsqu'il se retrouve au sommet d'une côte. Pas sûr que ces éléments de communication non verbale, en lien direct avec nos émotions, puissent être gommés par l'offre de riposte à l'émission, concoctée par les équipes de Publicis.

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Rédigé par DMT

Publié dans #Décryptage, #Communication non verbale

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