Haiti : jusqu'où ira le voyeurisme des JT de TF1 ?

Publié le 17 Janvier 2010





Plusieurs commentaires sur le blog de Jean-Marc Morandini démontrent que les choix éditoriaux de TF1  ne sont pas forcément partagés par tous les téléspectateurs du 20h. Il y aurait donc des limites à l'exploitation télévisée du malheur. Je sais, certains me répondront que c'est pour la bonne cause. Sans scènes de lamentation, point de mobilisation générale ! A d'autres. Ces âmes charitables accepteraient-elles de voir leur propre douleur étalée au JT de Laurence Ferrari ? Et ce, sous prétexte que les cadavres de leurs proches permettent de faire prendre conscience au plus grand nombre de l'importance d'une catastrophe. Est-il vraiment  nécessaire de donner à voir et à entendre l'horreur aussi complaisamment ? Une simple information parlée ne suffit-elle pas à en décrire l'ampleur ? N'est-elle pas suffisamment évocatrice, pour vouloir forcer ainsi avec des images les portes de l'imaginaire ? Comme "on" dit sur France 2 : à vous de juger...

Rédigé par DMT

Publié dans #Au fil de l'actu

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D

Tout à fait d'accord avec vous. C'est ce qui me fait souvent dire que le téléspectateur devient un "consom'mateur" d'images.


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M

Tout le monde est choqué par cette surenchère d'images terribles mais tout le monde continue à regarder.
Qui plus est, les gens regardent ces sujets en mangeant leur poulet roti ou en expliquant à leur femme/mari que tout ce sel sur la route pour faire fondre la neige, c'est criminel pour sa
carrosserie.

Mais c'est aussi cette surenchère qui fait que les dons d'aide seront colossaux.


Les gens donnent en fonction du malaise ou de la compassion qu'ils vont ressentir.
Mais notre oeil est blasé. Pour une minute d'images horribles début des années 80 (le Sahel par exemple), il en faut nettement plus maintenant.

C'est le système qui s'est corrompu, en en montrant de plus en plus, et le téléspectateurs en s'y accoutumant et en en redemandant même.


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